‹ Une solution du problème agraire: La terre à la famille paysanneChapitre 35 sur 44 · VIII. — CHARGES POUR l'ÉTAT · texte numérisé non relu

VIII. — CHARGES POUR l'ÉTAT

Il n'est pas inutile de déterminer quelles seraient approximativement les charges que ces opérations de prêts pour F accession à la petite culture imposeraient à TEtat. Si les opérations faites atteignaient annuellement 100 millions, ces charges s'établiraient comme suit :

Annuité correspondant à chaque tranche de 100 millions de prêts annuels au taux de 5,50 Vo '

En supposant des familles moyennes de 4 enfants f la fraction de l'annuité à la charge de l'Etat { 2.510.000 sera de 30 Vo» soit de :

Les charges de l'Etat seraient donc annuellement de :

la première année. 2.500.000 francs

la deuxième année. 5.000.000 —

la vingtième année. 50 millions (maximum)

Elles resteraient ensuite étales à ce chiffré. Au bout de vingt ans, les capitaux prêtés s'élèveraient à 2 milliards. La superficie en culture sur

laquelle les opérations auraient porté atteindrait 2 millions d'hectares environ.

Pour des opérations moyennes annuelles atteignant 200 millions, la situation se présenterait comme suit :

Charges de l'Eut \ ^" ^^^f^' 5.000.000

{ 20* année. 100.000.000

Montant des capitaux prêtés au bout J m'iliards de 20 ans. ........ f

Surface intéressée 4 millions d'hectares.

Si Ton atteignait jamais ce chiffre on pourrait dire que la situation foncière de la France serait transformée et que les exploitations et les propriétés paysannes y régneraient en maîtresses, la sur-face en terres et prés des grandes propriétés susceptibles d'être divisées ne dépassant pas 12 millions d'hectares.

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