VII. — COMMENT SERA GARANTI LE CAPITAL PRÊTÉ
En exigeant un certain avoir personnel et par conséquent de Tesprit d'économie, on pratique déjà une sélection très sérieuse dans le choix des bénéfi ciaires des prêts. Cette sélection devra être poussée plus loin par Texamen de la valeur morale des demandeurs. Le paysan économe et travailleur est un débiteur extrêmement solvable. Mais il est utile^ malgré cela, d'entourer les prêts de toutes les garanties matérielles désirables.
Les trois quarts des sommes avancées pourraient être représentées par du cheptel vif ou mort compté au prix de revient ou acquis d'accord avec Tintéressé. Tout le cheptel vif ou mort de l'exploitation devrait être affecté, par privilège, au paiement de la somme due. Enfin une caution pourrait être exigée dans certains cas.
Au cas où Temprunteur abandonnerait la profession agricole avant vingt ans, il serait tenu^ non seulement à rembourser le capital restant dû, mais toute la somme dont TEtat a assuré Tamortissement.
Pendant toute la durée du prêt, le cheptel devrait
13i LA RÉALISATION DU PROGRAMME AGRAIRE
être maintenu à une importance suffisante pour couvrir le capital initial prêté.
On ne peut préciser ici toutes les clauses à prévoir pour assurer une bonne gestion et une bonne garantie aux fonds prêtés, puisqu'il ne s'agit que de Texposé général d'un projet.