‹ Une Technique de MastoplastieChapitre 19 sur 21 · LM · texte numérisé non relu

LM

tase est faite très soigneusement. Le mamelon libéré est alors saisi avec des pinces à disséquer et fixé par 3 points de suture au demi-cercle supérieur. Un point au sommet, deux points, un à chaque extrémité, de l'équateur du mamelon. :

On pratique alors la plicature de la glande par de

Le OR grands points en «<U », tendus transversalement, intéressant très peu la glande et prenant surtout point d'appui dans le tissu cellulo-graisseux (fig. 4).

Cette plicature est faite en deux plans superposés,

établis de telle façon que le deuxième plan ramène les bords cutanés au contact l’un de l’autre. Cette plicalure fait l'originalité de la technique. Elle remplit, à elle seule, toutes les conditions souhaitées :

Au point de vue plastique, elle remet la glande en

place en évitant :

SPAS RE

sa fixation aux plans profonds ; les décollements aux hématomes si redoutables ; les résections glandulaires qui suppriment la fonc-

tion, cause d’hésitations de la part de la pa-

tiente devant cette perspective.

es k

Au point de vue esthétique pure, amenant au contact les lèvres de la résection cutanée, elle permet un affrontement sans tiraillement. La peau, simple organe de recouvrement, ne supporte aucun effort de traction. La cicatrice est donc linéaire, et c’est là un

point important. La peau ne doit jamais faire office

RSlgr. 7: IL aES de soutien, ce soutien serait décevant et ne manquerait pas de s’allonger comme primitivement. Il ne reste plus qu’à affronter la peau au-dessous du mamelon et autour de celui-ci par de petits points au fil aussi fin que possible (fig. 5).

Pour les points de plicature, on peut se servir de catgut n° 2, mais des ennuis de stérilisation sont à redouter, aussi le fil de lin est-il préférable pour toutes les sutures profondes et superficielles.

Il arrive parfois que les fils profonds sont mal tolérés. par les tissus et s’éliminent spontanément un mois ou six semaines après l’intervention. Ceci est sans inconvénient. Le nœud profond se présente à travers la peau au niveau de la lignê de suture cutanée. Avec une pince on le soulève légèrement, on coupe l’anse avec des ciseaux et cette élimination ne laisse aucune trace de son passage. Il faut prévenir la patiente de cette éventualité et l’inviter à ne pas chercher à se libérer elle-même mais bien à venir

demander lablation du fil à son opérateur.

Soins consécutifs

À l'issue de l’opération, les seins sont soigneusement savonnés au savon stérile, séchés à l’alcool, puis recouverts de tulle gras, de compresses, de coton stérilisé. On applique un bandage légèrement compressif à l’aide de très larges bandes élastiques type Vel-

peau et on le maintient par deux bretelles.

NE a ES

Premier pansement au bout de 3 ou 4 jours avec

-__ablation de quelques fils périaréolaires et cutanés.

Deuxième pansement, avec ablation des derniers

fils au septième jour.

À partir de ce moment, l’intéressée doit porter un soutien gorge en forme de demi-nid de pigeon, ce qu’elle aurait dû faire depuis son adolescence, Ce soutien-gorge a l'énorme avantage de soutenir réel- . lement le sein sans le comprimer et de lui laisser toute sa souplesse et son élasticité sous les vêtements. Le soutien-gorge sera porté nuit et jour pendant 6 semaines après l’intervention, le jour seulement ultérieurement.

Bien entendu, il faut conseiller à l’opérée la pratique journalière de la gymnastique thoracique suédoise et de la gymnastique respiratoire selon le procédé de Pescher.

Le deuxième temps n’est qu’une retouche. Dérnier perfectionnement de la plastique. Il n’intéresse que la portion sous-mamelonnaire et s’exécute selon la technique du premier temps, par nouvelle plicature de la glande.

On fait une nouvelle incision avec résection cutanée ovoïde, à grosse extrémité inférieure, dont le grand axe va de l’aréole au pli sous-mammaire. Sa largeur est déterminée par plicature cutanée sousaérolaire, maxima, comme pour le premier temps. C’est surtout là qu’intervient le sens artistique de

J. Boivin 3

CPAS

l'opérateur — dans l'évaluation de cette résection — pour réaliser une parfaite égalité des deux seins. On fait un ou deux plans de telle façon à obtenir, comme pour le premier temps un affrontement des lèvres de la résection, sans tiraillement de la peau. Il se forme ainsi, grâce à la plicature, un bloc fibreux sous-glan-

dulaire véritable soutien gorge anatomique.

Conclusions

Cette technique nous a paru intéressante parce

que :

relativement facile à exécuter ;

sans risques opératoires ;

elle donne des résultats plastiques et esthétiques des plus satisfaisants. Seins normaux d’ap-

parence et non pas des seins plats.

Page 1