‹ Une Technique de MastoplastieChapitre 18 sur 21 · AA LS TRE · texte numérisé non relu

AA LS TRE

La fixation de la glande aux plans profonds, ce qui läisse aux seins leur mobilité sur les péctoraux et évite toute possibilité de rétraction cicatticielle et de crises doulou-

reuses ;

Les cicatrices cutanées distendues.

Autre caractère, elle est applicable à tous les cas de ptose mammaire et aux hypertrophies de la glande. Nous avons dit qu’elle se basait sur des principes originaux. En effet, on constitue par les plicatures sous-aréolo-mamelonnaires un véritable soutien-gorge anatomique, réalisant le maintien. définitif dè la glande à la place qu’elle doit esthétiquement occuper. La peau n’est que lorgane de recouvrement qu’elle doit être, ce qui permet une cicatrice linéaire, disparaissant le plus souvent six mois environ après l’opération. On peut hâter sa disparition en faisant quelques séances d’ionisation

suivant la technique de Bourguignon.

L'opération

Pour réaliser les meilleures conditions de réussite, il faut procéder en deux temps. Le premier temps est fait à l’anesthésie générale, le deuxième temps à la locale.

Les risques opératoires sont pratiquement nuls. A part les dangers problématiques de l’anesthésie géné-

rale, les chances d’infection ne peuvent relever que

de fautes d’asepsie. Le choc opératoire qui accompagne parfois les opérations de longue durée ne doit pas être redouté dans ces opérations qui restent superficielles et dans une région d’abord facile. L’opérée peut habituellement rentrer chez elle au bout de “quarante-huit heures après le premier temps, le jour même après le deuxième temps.

La durée totale du premier temps est habituellement de 1 h. 45 à 2 heures. Cette longueur relative, un des rares points communs avee les autres méthodes, s’explique aisément, non seulement par l'existence de détails opératoires, mais encore par le souci de l’esthétique, qui pousse l’opérateur, durant toute l'intervention, à une appréciation artistique dans l’évaluation de la symétrie et de l’harmonie qu'il veut obtenir.

On pratiquera un examen pré-opératoire. Il ne faut pas oublier, en effet, que ce n’est pas le plus souvent une intervention nécessaire, à part les cas de monstruosité mammaire, pouvant s'accompagner de déformations vertébrales consécutives. Aussi, on ne saurait donc prendre trop de précautions.

Examen somatique complet de la malade par le médecin : cœur, poumons, urines, urée sanguine, recherche du temps de saignement et du temps de coagulation, des tares antérieures, enquête sur la possibilité de cicatrices chéloïdiennes ou incision d'épreuve préconisée par certains auteurs.

De plus, l'appréciation de l’équilibre psychique

n’est pas à négliger.

not

On traitera l’adipose en conseillant les exercices physiques, on ordonnera un régime, On dépistera les insuffisances glandulaires, que lon pourra traiter pour opérer enfin avec les meilleures chances de succès.

Enfin, la veille, ou le jour même de l'intervention; on procédera aux diverses mensurations.

D'abord, la détermination de l'emplacement futur du mamelon et de son aréole, — la détermination de la résection cutanée à effectuer, — l’importance de la plicature glandulaire.

Pour certains, la détermination de l’emplacement idéal du mamelon est une question de goût, d’autres tiennent compte des canons classiques, prisés de tous temps, mais il faut surtout se baser sur la silhouette de l’opérée, sa ligne.

Certains chirurgiens attachent peu d'importance à ces mensurations et les réduisent au minimum, se fiant à la sûreté de leur sens artistique. Ceci est extrêmement dangereux quant au résultat final, car la plastique de la poitrine est évidemment très différente suivant que le sujet est debout ou couché.

De toutes façons, le futur emplacement du mamelon se trouvera approximativement en un point que nous déterminons ainsi : La patiente est debout, nous repérons le milieu de la clavicule pour abaisser une verticale ; à 8 cm.,environ au-dessous de Ia paroi antérieure de l’aisselle, au niveau point où le grand pectoral croise la cage thoracique, nous traçons une

horizontale, et nous marquons au crayon dermogra-

NX 5 jee à phique l'intersection de ces deux lignes. Ce sera l'emplacement du mamelon.

Nous procédons ensuite au tracé de lincision : Relevant la glande, nous la replions vers la profondeur, en pli creux, et nous marquons les bords du pli formé. Laissant alors retomber la glande, nous continuons le tracé proprement dit de l'incision cutanée. |

Celui-ci embrasse à 1 em. 1/2 environ le repère du nouvel emplacement mamelonnaire, sur un demicercle. Des deux extrémités de ce demi-cercle descendent deux lignes qui divergent légèrement, vont passer de part et d'autre aux bords du mamelon prolabé. Puis, s'écartant franchement pour joindre progressivement le tracé des bords du pli creux, viennent se joindre à angle aussi aigu que possible au niveau du pli naturel formé sous le sein.

Le tracé étant fait au crayon dermographique, nous évitons le nitrate d'argent de crainte de tätouage de la peau.

Après anesthésie de la patiente (mélange de Schleich où Balsoforme) et désinfection de la peau à l'alcool iodé, le tracé est repris au bistouri. Il faut avoir soin de couper la peau à tranche légèrement biseautée en dessous pour avoir une plus polie cicatrice, Avec uñ inciseur de Dartigues, de préférence, on circonscrit à l’emporte-pièce le mamelon prolabé à la dimension qui a été jugée la meilleure.

Le lambeau ainsi délimité par le tracé de résec-

tion et par le tracé péri-mamelonnaire, est disséqué

Ag tn.

au bistouri, près de la péau pour les seins de petit et moyen volume, près de la glande pour les cas d’'hypertrophie mammaire (fig. 3).

On se trouve alors en présence d’une surface

cruantée, spiriforme, à grand axe vertical. L’hémos-

Page 1