Une Tige Anormale De Vipérine
du C. tappenbeckianus par ses feuilles à peine velues en dessous, par ses bractées moitié plus courtes, son calice réduit dans les mêmes proportions. Il se distingue de tous les Costus africains actuellement connus par sa tige courte, grêle, rampante, enracinée et vivipare au sommet. On le retrouvera de préférence dans les sols meubles ou sablonneux du Gabon où il peut seulement enfoncer les racines adventices de sa tige couchée.
M. le Secrétaire général donne lecture de la communication suivante :
UNE TIGE ANORMALE DE VIPÉRINE» par il Juio» U AKlt tl MOVi
[Planche IX].
La photographie ci-jointe représente — avec réduction aux deux tiers — et fera mieux comprendre qu’aucune description un phénomène de tératologie végétale qui m’a semblé digne, en raison de son étrangeté, d’être soumis à l’appréciation de la Société botanique.
A l’aspect de cette touffe compacte, étroitement allongée en forme de haut plumet, avec ramification et foliaison extraordinairement abondantes, bien qu’extrêmement réduites dans la dimension de leurs unités constituantes, on aura sans doute peine à y reconnaître ce qu’elle est en réalité, une tige anormale de Vipérine (Echium vulgare L.).
Je dois communication de cette curieuse anomalie végétale à M. A. Huguenin, mon confrère à l’Académie des sciences, arts et belles-lettres de Dijon, qui l’a rencontrée en septembre 1901 aux environs du village de Gemeaux (canton d’Is-sur-Tille, Côte-d’Or), associée sur le même pied à plusieurs autres pousses, les unes semblablement modifiées, les autres normales.
Pour permettre d’apprécier la valeur de l’explication que je tenterai de donner de ce phénomène très particulier, il convient d’entrer auparavant dans quelques détails sur la morphologie externe et interne, et particulièrement sur le système de ramification de la plante normale.
Morphologie externe. — On sait que la tige de Y Echium vulgare,