‹ Une troupe de comédiensChapitre 25 sur 54 · LE TSIGANE ET LA GRANDE DAME I · texte numérisé non relu

LE TSIGANE ET LA GRANDE DAME I

— Quel parapluie ?

— Ton violon, parbleu I je vais t^en jouer, moi.

— A ta santé, d'abord.

— A la tienne ! Qu'est-ce que tu veux que jeté joue? demanda le valet de chambre.

— Eh bien !... le Beau Danube bleu.

— J'en étais sûrl dit-il en haussant les épaules; le pont aux ânes I

— Je t'écoute.

Le valet de chambre empoigna l'instrument et en tira des accords que son rival n'hésita pas à qualifier de célestes en dépit de son humiliation.

— Tiens I votre Tsigane qui recommence ! dit le comte à la comtesse.

— Il est trè« consciencieux, en vérité. Il nous en donne pour notre argent. Est-ce que cela vous gêne, mon ami ?

— Pas du tout. Et vous, chère comtesse ?

— Aucunement. On n*a pas tous les jours de ces gens singuliers sous la main.

Et, quelques intants après, la comtesse s'endormait en murmurant :

— Il n'est pas banal, du moins, ce garçon... pas banal... pas banal....

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