SCÈNE VIII
TROPHIMR.
Eh ben ! qu’est-oe qn’il vous dit?
Tu ie sauras... laisse-moi lui répondre d'abord. (Elle écrit gauchement.) « Mon gros chéri adoré. »
TROPHIME , qui suit des yeux.
Tiens, vous mettez un H à adoré.
MADAME MERLANDIER.
Je l'ai toujours adoré comme ça.
TROPHIME
Au fait, ça ne peut rien gâter.
MADAME MERLANDIER.
« Celle que tu as aimée... qui t'adore toujours. »
TROPHIME
Avec un H...
MADAME MERLANDIER.
« Et n'adora jamais que toi. »
TROPHIME
Trois H !... Pristi, comme vous tapez ça, marraine!
MADAME MERLANDIER.
«Taltendra chez elle... »
TROPHIME
Hein! comment! ici?
MADAME MERLANDIER.
C'est vrai, chez moi... ça ne se peut! et mon grognon de locataire ! il nous gênerait.
TROPHIME
Et nos répétitions, et Lucile qui va venir.
MADAME MERLANDIER, sans vouloir l’écouter.
Ta, ta, ta!... (Écrivant.) « T'attendre sur le pont des Arts de «une heure à deux. Je ne signe pasj ton cœur reconnaîtra « mon écriture. » (site plie.)
TROPHIME
Mais, marraine, si vous allez sur le pont, nous ne pourrons pas répéter... Nous jouons samedi... et le directeur du Luxembourg y sera.
MADAME MERLANDIER, écrivant l’adresse.
« Au gros chéri de mon cœur. » C'est comme ça que je lui écrivais. (Se levant et donnant la lettre à Tropbime.) Cette réponse Chez ton patron Rifolot... Vite ! cours, galope !
TROPHIME *
Mais...
MADAME MERLANDIER.
Et moi, je vais faire un bout de toilette et voler sur le pont !
TROPHIME
Et notre répétition?
* Mad. M. T.
MADAME MEKI.ANDIKK, toute à sa joie.
Ah ! ah! ta répétition ! Frrrt ! firrl! (eUc eutre daus sa cUauibrc.)