SCÈNE XIV
BOISFLOTTÉ, .MAÜAME MERLANÜIER, TROPHIME,
dans l’alcéve.
MADAME MERLANDlEIt, entrant impétueusement et allant à Boisflotté.
Monsieur, je vous donne congé !
BOISFLOTTÉ, se lévant.
Madame ! j'dllais tous l’offrir !
TROPHIME, à part.
Allons ! bien !
MADAME MERLaNDIER.
Vous m’avez fait manquer ma fortune !
BOISFLOTTÉ.
Moi !
MADAME MERLAKDIER.
En m’espionnant, (a part.) en effarouchant le cœur sensible que le mien attendait. (Elle pleure. — Haut.) Vous allez partir tout (le suite, dardare !
UOISFI.OTTÉ.
Je ne demande pas mieux ’ !
MADAME MERLaNDIER.
Quand vous aurez payé votre noie pourtant !
BOISFLOTTÉ.
Ma note, elle sera bientôt réglée, trois francs par jour : je suis arrivé hier soir à neuf heures, voyons, il est trois heures... ça fait juste dix-huit heures, total : deux francs vingt-cinq centimes. Voilà trois francs... les soixante-quinze centimes seront pour vos gages.
Oh! VOUS n’y êtes pas. Monsieur! Et les faux frais? nous avoris les faux frais! et je ne vous ferai pas grâce d’un sou ! (kiu
lai donne le livre de dépenses.)
BOISFLOTTÉ.
Soixante-trois francs ! pour un jour moins un quart!
MADAME MERLANDIER.
Et la casse !
BOISFLOTTÉ.
Je n’ai touché à rien.
MADAME MERLANDIER.
Vous paierez. Monsieur?...
Non!
BOISFLOTTÉ.
Non???'
MADAME MERLANDIER.
Non!!!
BOISFLOTTÉ.
MADAME MERLANDIER
Alors, je retiens votre malle !...
Oui... alors... si je paie... je veux casser, (ii saisit la pendule.)