‹ Une vieille rateChapitre 3 sur 3 · FIN · texte numérisé non relu

FIN

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feu fiv.Uilélî.

rAit A. LEFÈVRE, A BRUXELLES

H«iiry KISTEHAECKEBS, Edltrar

Chez le même éditeur

Le Calvaire dUeioXse Pajadou, par

Lucien Descaves, i vol. format in-i6 avec 3 eaux-fortes de Gourtry, Le Rat et Milius. -^ Quelques exemplaires à 5 francs.

L'auteur de Chariot s'Amuse .... M. Paul Bonnetain, dans le n^ du Beaumarchais du 15 octobre 1882, parle en ces termes de ce livre remarquable :

Un livre. Un beau livre. Une révélation. Gela s'appelle le Calvaire dHéloise Pajadou, et c'est signé Lucien Descaves.

« Lucien Descaves ? Un inconnu, un jeune. J'ai vainement interrogé les Yapereau de la petite presse, les encyclopédistes de la bohème, tous ceux qui, à l'heure de l'absinthe, dans les cafés littéraires, cassent gravement du sucre sur leurs contemporains, déshabillant les gloires mortes

et habillant les gloires à naître, analysant le livre de demain : pas on de ces curieux, qui savent tout, n'a pu me dire qui était et d'où venait M. Lucien Descaves.

Et c'est tant mieux ! Il est crâne d'apparaître ainsi en plein soleil, sans autre parrainage que celui de son talent, et de faire son trou, sans tapage, sans coup de pistolet de la réclame, simplement. C'est crftne et c'est habile : surprendre avant de charmer, monter inaperçu sur les tréteaux littéraires, et, avec le calme respect de l'art, s'y dépouiller de cette virginité si pesante aux jeunes ambitions, [silencieusement, sans appels bruyants à la foule, ainsi que se déshabille à l'atelier le modèle nouveau venu, la femme sûre de sa beauté triomphante.

C'est une histoire banale que celle A'HéloUe Pajadou, mais la banalité du calvaire douloureux auquel monte cette malheureuse vous étreint, navrante. L'auteur l'a représentée si humaine avec tant d'art et un si poignant réalisme, que cette échappée sur la vie comme elle est vous fait éprouver les désespérances de son héroïne.

Hélo'ise est une blanchisseuse que son mari trompe continuellement avec ses ouvrières, avec ses pratiques, avec ses apprenties, souillant te lit conjugal, et le faisant témoin de ses débordements de mâle perverti jusqu'au jour oii la pauvre femme meurt, à bout de forces, à la dernière station.

Sur ce sujet qui tient en deux lignes, M. Descaves a écrit non un romaii, mais une nouvelle d*une étonnante puissance. Ses personnages sont merveilleusement campés. Ils crèvent la toile, surgissent du cadre : on les voit vivre. Avec cela, pas de ces exagérations ii la mode qui délaient la boue, Tétalant pour le plaisir. Au contraire, une touche discrète sur une analyse minutieusement fouillée, et malgré la vigueur de ses procédés de styliste, un récit aussi chaste que peut le comporter le sujet. La forme est à la hauteur de cette étude, superbe comme elle, avec Cà et là quelques hardiesses de langue voulues, quelques réminiscences des néologistes de la jeune école.

A la suite du Calvaire d'Héloïse, j*ai remarqué quatre nouvelles très fortes, mais inégales, à mon sens. J'en citerai deux : Dtner de fête et Nestine, que je considère comme deux chefsd'œuvre. Eues m'ont rappelé de jolies pages de

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; Guy de Maupassant* Je ne sAorai ùdre de plus hast compUment à rauteuf» fil^s après ravoir félieité connue il le œérile ^vf ses rares qaaliUîs d'observateur et son très remar^ablc talent d'ëcrîvam, je vqùx le féliciter encoi*:epotKr son rarQ bonheur.* U a .toutes les chance^ ce jeune si bien .doué l C'est Kistemaeckecs^ ^n > effet ,«réditeur f^liste et érudit, Tbomme dégoût, led41i^t).Qui/| serti. soa œavi^s. Il en. fait line édition b^jqu qui est un régal pour Ie$ yeux^ et, a'U a'^ait pas coutumier du fait, c'est lui qoe je ilevrai& louer. Trois vigoureuses eaux^fortes. de Courtsy, Le Bat et Milius illustrent ce beaii volume. I

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