AUSSI
reste, cette
œuvre que nous publions l’esquisse historique de la paroisse de Boucherville.
Le désir de faire diversion à des études plus abstraites a été d’abord notre unique motif, Mais on a bien voulu découvrir dans ces chapitres sans art quelques enseignements utiles au public. Cet argument est facilement vainqueur ; nous avons eu la faiblesse de n'y pas contredire. Zout auteur est toujours en fonds de complaisance pour ses ouvrages, dit un écrivain, je ne sais plus dans quelle préface.
Sur une invitation, qui nous honore, nou:
avons donc sorti ces feuilles de notre tiroir, nous contentant, par respect pour nos lecteurs, de les revoir, de les façonner, de les abréger un peu. I! n’est pas besoin d’une loupe ni d'une grande modestie pour voir qu'elles auraient encore besoin de l'être. Le simple rudiment, par exemple, peut dire que le narrateur ne doit pas trop souvent ni trop long-
temps surtout, quitter son rôle pour celui de moraliste ; qu'il lui faut pour passer du fait aux réflexions certains détours adroits, cer-
taines douces transitions pour arriver aux conseils,
À cela,—ne nous sentant nulle envie de rompre en visière au rudiment— nous n'avons rien à répondre, si ce n'est: le rudiment a raison, mais nous avons suivi d'autres exigences que celles de ses lois. Au lieu du chemin de détour, nous avons souvent poussé à travers champs ; la route est plus sauvage, mais elle est plus courte. C’est un titre au pardon de ceux qui voudront arriver vite au but.
Les citations occupent une large place dans
ces pages. Elles entraient dans notre plan,
répondant à une des fins principales que nous avions en vue. Plusieurs de ceux que Boucherville appelle avec fierté ses enfants, ont assisté à ses fêtes, ont prononcé en plus d’une circonstance des discours, ou laissé des écrits, dont peut se glorifier à bon droit, non seulement cette paroisse, mais notre patrie catholique. 11 convenait de conserver, fût-ce dans le plus modeste écrin, ces perles que
aux l'oubli d'un âge insouciant était en train d’enfouir à jamais.
de Du reste, rien ne met plus en relief le carac-
"ons tère d’un homme que ses paroles et ses écrits.
it a À Rien, non plus, ne pouvait reproduire plus
exi- vivement les impressions de ces fêtes, que les du paroles qu’elles ont inspirées à ceux qui en ont
1SSÉ . été les héros ou les organisateurs, Elles nous
ge, | transforment presque en témoins de ces jours
au historiques.
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‘* J'établis ma seigneurie de Boucherville, pour avoir un lieu dans ce païs consacré à Dieu, où les gens de bien puissent vivre en repos et les habitans faire profession d’estre à Dieu d’une façon toute particulière.”
PIERRE BoucHER.