UNE VIEILLE SE;GNEURIE
fonts baptismaux, par Ignace et Marie Boucher. Ces deux enfants du vénérable seigneur ont été bénis par le Père Marquette ; aussi, l’un des deux a vu sa famille se perpétuer, de génération en génération, jusqu'à ce jour. C’est son arrière-petit-fils qui est là, sur cette île restée le domaine des fils d'Ignace Boucher, sieur de Grosbois.
La marraine de notre jeune algonquine s'était, elle aussi, inclinée sous la bénédiction du futur découvreur, missionnaire de l'Ouest : et cette bénédiction n’a peut-être pas été étrangère à la propagation de cette double gloire dans les descendants de Marie Boucher, épouse de René Gauthier, seigneur de Varennes. Car c’est le fils de cet heureux couple, l’intrépide sieur Varennes de la Vérandrye, ct ses fils, qui ont découvert la vallée de la Rivière Rouge, de l’Assiniboine, du haut Missouri et toute la Saskatchewan. C’est la petite fille de ce même couple, béni par Marquette, Madame D’Youville, qui fut la fondatrice des Sœurs de la Charité, dites Sœurs Grises, qui ont des établissements près du Missouri, sur les bords des Rivière-Rouge, Assiniboine et Saskatchewan, et jusque dans les contrées inhospitalières qu'arrosent le Mackenzie et le Mis-
sissippi du Nord-Ouest. Ils sont donc nombreux
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ces lointains Pi plus Vocation n entendant parler endroit, que J'ai senti çe Enfant, adolescent, ] lieu tout embaumé des SUuaves odeurs du dévouement et de l'héroïsme, et,
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de son Courage, fortitier le mien.
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€ grave m'a d'un monuà Suivre et Je suis Parti,
qu'évoque Ja lecture du
Boucher.
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un autre Î mais que as d’ac- S Saints à des de Marse dans l'appel ses traces, en ages de l'extrême Ouest ?
Se or
Ah ! avec quel plaisir je reviens aujourd’hui assis-
ter à l'érection de ce religieux monument !
Messieurs, l'année qui vit naître Pierre Bou-
cher, salua aussi la naissance de Margucrite Bour-
geois. Au mois de juin 1653, le commandant Bou-
cher repoussa les Troquois de Trois-Rivières, et les força à une paix avantageuse pour la Colonie, Grâce à cette paix, au mois de novembre de la même année, la sœur Marguerite Bourgeois arriva 4 heureusement à Montréal, et y commença l'instruction des jeunes personnes de son sexe. Ces rapprochements que l’on pourrait appeler fortuits, si la Providence ne dirigeait tout, donnèrent lieu à un autre incident qui contribua grandement à illustrer l'endroit que nous signalons à votre attention. A
peine le fondateur de Boucherville était-il rendu
dans son manoir, que la fondatrice de la Congréga-
tion de Notre-Dame l'y suivit, et commença à y
instruire les enfants. C’est de là que date l'ét:-
blissement de la Congrégation dans cette paroisse.
Donc, depuis plus de deux cents ans, les jeunes filles de Boucherville ont l'avantage de puiser à cette source si abondante et si pure d'instruction
chrétienne. Donc, nos mères, nos aïeules et leurs
aïeules, ont eu l'avantage de recevoir les soins et la
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