‹ Une ville de l'Islam: FèsChapitre 21 sur 53 · Kitab Elistiqsa, 2" vol., p · texte numérisé non relu

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LES DYNASTIES BERBERES. 57

de ce fleuve jusqu'à sa jonction avec l'Ouêd Fès. D'abord placé dans la medersa du Bassin, il fut transporté pendant le rè^ne du sultan Ahmed-Elmansour à la medersa Elmesbâhiya*. Cette école est encpre habitée par des étudiants mais elle est presque en ruines. La terrasse de la partie centrale, efl'ondrée depuis longtemps, n'a pas encore été reconstruite ^

La dernièrerdes medersas élevées par les Mérinides est la Bouanania située dans la partie haute de la ville à l'extrémité supérieure de la longue rue du Talaa. Son nom rappelle celui de son fondateur l'Emir Abou luân » Fâris, fils de Aboulhasen Elmrini. C'est la plus belle des anciennes medersas*; son minaret est un des plus remarquables de l'époque raérinide à Fès. Elle sert également de mosquée et l'on y prononce la khotba le vendredi. L'inscription suivante en maïoliques fort bien conservées nous donne la date exacle de sa fondation, le nom du nadir qui la surveilla, et une curieuse énumération des immeubles constitués en haboiis pour subvenir à son entretien.

Louange à Dieu seul. Que Dieu répande ses bénédictions sur Notre Seigneur Mohammed et sur sa famille.

Cette Medersa bénie et magnifique appelée Elbouanania a été bâtie dans un but de piété pure et pour mériter la satisfaction divine. Destinée à l'enseignement de la science

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