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LES DYNASTIES GHÉRIFIENNES. 81

Abdallah adjoignit à la mosquée qui porte son nom une medersa pour les étudiants de Fès Eljedid. Son fils Sidi Mohammed (1757-1790) fit élever la mosquée et la medersa de Bah Elgisa attenantes à la porte de ce nom. Enfin plus récemment Mouley Slimân fit reconstruire la mosquée et la medersa Eloued* dans le quartier des Andalous.

Ce dernier prince entreprit au commencement du XIX® siècle de grands travaux publics dans sa capitale. Il fit notamment paver Fès Eljedîd, réparer le pont du Résif et reconstruire les portes Bah Fetouh et Bab Béni Msafar ^ tombées en ruine. On lui doit aussi les belles mosquées de l'époque moderne à Fès : celle du Resîf, commencée par son père Mouley Yezid et les mosquées du Diouân et de Echcherabliyin qui n'étaient avant son règne que de simples oratoires^; il fit élever en outre la Zaouiya et la coupole de Sidi Boughâleb près de Bab Fetouh '\

Jusqu'au règne de Mouley Elhasen, le père et le prédécesseur du sultan actuel, les deux villes étaient encore complètement séparées. Si Ton en excepte la casba des Gherarda, — qui ne fait pas à proprement parler partie de la ville, — Fès Eljedîd était resté, du moins dans son ensemble, tel que l'avait laissé l'Emir Yaqoub ben

1. La medersa Eloued n'est plus qu'une mosquée; l'école attenante a été supprimée sous le. règne de Mouley Elhasen sur la demande des habitants du quartier qui avaient à se plaindre de la turbulence des tolba qui la peuplaient.

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