‹ Une visite à Bedlam comédie en un acte, mêlée de vaudevillesChapitre 15 sur 23 · ALFRED, LE BARON · texte numérisé non relu

ALFRED, LE BARON

ALFRED

Ah ! ah ! ah î j'avoue d'abord que je le plaignais . .. Mais j ma foi , je n'ai pas pu y résister. . . Ce pauvre Chanc<àier ! savez-vous que c'est un fou très-divertissant.

LE BARON

Vous allez en voir bien d'autres : venez,

( On entend un prélude. )

ALFRED

Ecoutez donc.

amelib , en dehors.

Air : Combien j'ai douce souvenance.

H est parti loin <3c sa raie , Loin tlu beau ciel de sa patrie , Mais en vain l'ingrat tous les jours

M'oublie , 8erai fidèle à mes amours ,

Toujouis.

alfred , avec émotion.

Quelle jolie vôix !

le baron.

Chut ! c'est notre jeune Comtesse... Venez de ce côté , et gai dotis-nous de la troubler.

ALFRED

Un instant, je vous prie.

Non pas ; c'est l'heure de sa promenade. Elle aime à être fieule et nous respectons sa douleur.

jllfbed, regardant vers la droite.

Oui. . . elle s'avance dans cette allée. . . elle s'arrête. . à sa démarche et à sa taille , je parierais qu'elle est charmante.

LE BARON

C'est le mot. Une femme bien estimable et bien a plaindre, qui a eu le malheur d'e'pouser un mauvais sujet.

ALFRED

Voyez-vous cela ?

LE BARON

Et à qui la mauvaise conduite de son mari a fait perdre la raison.

ALFRED

Vous m'avouerez que c'est indigne.

LE BARON

Oui , Monsieur , elle est folle d'amour.

ALFRED

Ah ! pas possible. . . ( Dans ce moment, Amélie paraît dans le jardin du fond y elle owre la grille , et vient s'asseoir sous le saule. ) Je vous en supplie , laissez-moi lui parler.. . Pauvre petite î folle d'amour î. . Et vous dites qu elle est jolie. . . Je ne la dérangerai pas de sa promenade ; mais permet test-moi de la voir.

LE BARON

Songez donc que mon devoir me réclame.

ALFRED

Eh bien ! cher docteur, ne vous gênez pas j faites vos affaires. . . Je vous rejoins dans l'instant.

( Il pousse le Baron dehors par la gauche, ) y

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