‹ Une visite à Bedlam comédie en un acte, mêlée de vaudevillesChapitre 16 sur 23 · ALFRED, AMÉLIE · texte numérisé non relu

ALFRED, AMÉLIE

Amélie , la tête couverte d'un grand chapeau à la Paméla.

Deuxième Couplet.

11 est parti , l'ami que j'aime !

Ai tout perdu ; le bonheur même , N'en est pour moi qu'avec celui Que j'aime !

Tout est chagrin , tout n'est qu'ennui , Sans lui !

no

ALFRED

Cetle voix ! . . quelle illusion ! . . Mais nou , c'est impossible.

«S *lz S j:. ule - ( ôtant son cha p eaa - > ° ui > ^ - >

n ... , alfred , qui s'est approché.

Ciel . cest elle !. . Quel changement dans ses traits!.. Mai* c est bien elle , c'est Amélie , plus jolie que jamais.

AMELIE.

Amélie î. . Qui m ' a appelée > Que veut cet étranger?

ALFRED

Elle ne me reconnaît pas ! . . Amélie !

(// lui prend la main. )

AMELIE.

Laissez-moi : votre vue me fait mal

, ALFRED

fct cest moi qui suis la cause

AMELIE.

Non, ne t'éloigne pas. . . Tu pleures, tu as du chagrin. Ecoute : est-ce que tu as été trahi , abandonné ?

ALFRED

T ai perdu tout ce que j'aimais.

, AMELTE.

■JE? rCSte , en ceslie «-.- Et moi aussi j'ai tout

perdu. . . Tu ne sais donc pas. . . Il est parti , ii sest éloigné.

ALFltED.

Comment se peut-il que sa raison se soit ainsi. . .

ALFRFD.

Amélie ! . . Reviens à toi , reconnais-moi ... Je suis Alfred.

AMELIE.

Alfred, dites-vous?. . Oui, Alfred, c'était son nom. . . Où est -il ;

ALFRED

Auprès de toi.

AMELIE.

Air de M. Jrédéric Kreubè.

Serait -ce L'ami que sans cesse Je désirais ?

Voilà sa vnW enchanteresse ,

Voilà ses trait* !

Mais non $me flatteuse ivresse

M'ah ise ici!

Et tes yeux ont trop de tendresse.

Ce n'est pas lui î

ALFRED

Même air.

J'avais quitte' nv n Amélie.

C'est crmrae lui !

ALFRED

J'avais méconnu mon amie.

AMÉLIE

C'est comme lui.

ALFRED

Mon cœur n'a biiiie' oue pour elle j J'en jure ici !

AMELIE.

Quoi ! ton coeur fut toujours fidèle.

( Douloureusement. ) Ce n'est pas lui.

Je savais bien que vous me trompiez. Alfred ne doit pat revenir. Mais c'est lui que je plains; oui, Monsieur, je le plains.

Air ï A Paris et loin de sa mère.

Ce n'est pas par coquetterie t Mais je crois entendre souvent Dire que je suis embellie , Et mon miroir m'en dit autant f Que ce soit ou non un prestige , Je ne suis pas si mal encor ! . . .

Voyez pouitant ce qu'il néglige Dites, dites, moi-n'a-t-U pas grand tort!

ALF&ÇD.

Ces tqu'en effet , elle est charmante.

AMÉLIE

Et puis... {mystérieusement) c'est un secret au moins, il ne faut pas lui en parler!... à son retour, je voulais le surprendre par mes progrès ï Avec quel plaisir j'étudiais î .. . c'était pour lui !... (avec giîté. ) Vous ne savez pas?... j'ai fait son portrait... si j'étais sûr que vous ne lui disiez point, je vous le montrerais... ( regardant autour d'elle*) Tenez, regardez vite, o'est-il pas ressemblant?...

Alfred.

Ah ! ie n'y tiens plus : j'en mourrai de douieur!

AMELIE.*/'

Je ne vous parle pas de ma harpe , de mon piano ! . . . mai» vous savez comme il aimait la waîse?... eh bien, monsieur, je walsc à ravir !

Alpred.

Elle waîse a ravir ! est-on plus malheureux! Quelle femme j'avais là !

Âirde M. Doche.

(Amélie fait quelques pas de waîse sur la ritournelle. )

Quel charme heureux ! quelle grâce légère Semble animer ses yeux de'jà si doux !

( Amélie s'arrête et le regarde. )

Daigne un instant écouler ma prière:

C'est ton amant qui tombe à tes genoux.

amelie le regarde tendrement , puis recommence à walser.

Tra la , la , la , la , la , la , la , la , la , laire , Trala là , la , la , la , la , la , la , la.

alfred , tombant a ses genoux. C'est Alfred... c'est ton époux, qui n'a jamais cesse' d« t aimer.

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