PREMIER ÉTAGE
Les diverses salles du premier étage de l’Hôtel abritent d’intéressantes collections.
X. — La première dans laquelle le visiteur pénètre est la SALLE DE JACQUES CUJAS.
En parcourant cette salle et en partant de la gauche, on remarque les objets ci-après :
Des fragments de sculpture provenant du mausolée élevé au xvnc dans la cathédrale, sur les plans de Alansard) pour la famille de Guillaume de l’Aubespine (1347-1629), chancelier de France et garde des sceaux ; ce mausolée fut détruit pendant la Révolution. [Les sculptures sont dues au ciseau de Philippe de Buyster.]
Au-dessus, un tableau de Jean Boucher, « Le Vœu de la Ville de Bourges » : à droite, le Maire (Tuillier), est à
LE MUSÉE DU BERRY
genoux, demandant au Seigneur la cessation de la peste (1628); au fond, à gauche, en grisaille un panorama de Bourges.
Viennent ensuite différents tableaux de l'Ecole italienne des xvie et xvne siècles : Ecole de Rubens et du Guerchin et une toile de Angelo Falcone, « Le martyr de Ste Barbe ».
Dans la vitrine 32, des fragments de toile de Jouy (xviueg industrie locale disparue et des pièces diverses de harnachement.
Près de la cimaise, une tête de vieillard de l’Ecole espagnole, d'un très joli coloris, attire l’attention des amateurs.
La vitrine 52 est séparée de la suivante par une statuette de marbre du xvie, provenant de l’Eglise de St-Pierre-ie- Guillard, « St Sébastien »."
Vitrine 51. — Armes de différentes époques depuis le xve siècle (rapières, épées, sabres, pistolets, fusils, etc...)
Un tableau domine cette vitrine ; c’est la copie d’une œuvre de Michel Ange Buonarotti (Florence), « L’Annonciation » ; cette toile provient de la Ste-Chapelle de Bourges.
La vitrine 50 contient des moules à hostie et à pâtisserie légère. Au-dessous, des objets divers de harnachement.
Cette vitrine est dominée par une peinture sur bois de l’Ecole primitive allemande : Vierge allaitant l’enfant JésusŒcolede Raphaël), d’une Sibylle (Ecole du Guerchin), de « St Sébastien exhortant ses compagnons au martyr » (Ecole de Paul Véronèse) et d’un certain nombre de petits tableaux présentant des sujets religieux.
La vitrine 49 abrite des plaques gravées : xvme « Les Citrons de Javotte », un portrait de de Fontenay, Maître des requêtes (xvne) et un grand plat argenté frappé aux armes des Maupas.
LE MUSÉE DU BERRY
Vient ensuite un beau bahut Renaissance (Henri II) surmonté d’un tableau représentant Gassot de Defens, ambassadeur de Henri II à Constantinople.
La vitrine 48 contient des cuivres gravés de différentes époques ; dans les embrasures de la fenêtre, deux panneaux en bois sculpté : le Bâton des couvreurs, 1638, à la procession du vœu de Louis XIII et « un Combat » (Renaissance ?)
— Coffre de mariage, Renaissance.
— Au-dessus, un tableau de l'Ecole italienne du xivc (Vierge et Saint) rehaussé d’or.
— Rétable d’Autel du xvne (perlé) et un tableau de l’Ecole de Fra Angelico, « Mort d’un religieux ».
— Un beau buste bois (poirier) de Jossant, « Le tailleur d’images ».
Vitrine 47. — Objets divers et croix processionnelles (xve), porte-fer, gril à viande, etc...
Dans l’embrasure : deux plats (dinanderie), travail flamand.
Masque funèbre de Jeanne de Valois, fondatrice du couvent des Annonciades et le buste de la princesse, accompagnés d’une épitaphe enluminée sur velin apposée contre le mur.
— Meuble d’une grande beauté de la fin de la Renaissance italienne, incrusté d’ivoire intérieurement. Le bas de ce meuble abrite des braseros en faïence de Nevers du xvmc siècle.
— Au-dessus, un tableau sur bois de l’Ecole de Fontainebleau (Française, xvi°), « Vénus et l’amour », encadré de deux têtes d’empereurs romains (marbre) ; vient ensuite un fragment de tableau du xvic siècle, « Moine lisant au lutrin » (bois sculpté).
A droite et à gauche de la cheminée : deux lutrins du xvnc en bois : le premier, un aigle, au pied duquel est
LE MUSEE DU BERRY
enroulé un serpent tenant en sa gueule une pomme ; le second repose sur un pied orné de sculptures d’une véritable finesse.
Au centre : meuble, dressoir, étains et marbre (L’Angèle) de l’artiste berrichon Baffier.
— Meuble incrusté d’ivoire (travail florentin de l’époque de Henri IV) ; en retour, sur le mur donnant sur la cour d'honneur, une toile assez curieuse « La Procession de la Ligue » (documentaire xvie).
Vitrine 53. — Bois sculptés divers (xvie au xvme).
Dans l’embrasure de la fenêtre, des albâtres encadrés (sujet religieux).
— Lavabo en bois sculpté de la fin de la Renaissance — (à l’intérieur : Dauphin et bassin d’étain).
— Au pied de la petite fenêtre faisant suite, sont divers fragments de sculptures provenant du mausolée de l’Aubespine, auquel il a été fait allusion lors de l’entrée dans cette salle.
Enfin, un joli meuble Renaissance d’un beau travail surmonté d’une toile : « Cujas », professeur de droit à l’Université de Bourges et propriétaire de l’immeuble.
Dans les vitrines centrales on peut admirer :
Vitrine 41. — Boutons d’habits (xvme et xixe).
Eventails divers (xvine).
Bijoux, miniatures, boucles, etc.
Vitrine 42. — Emaux de Battersea (xvnfi).
Divers objets de l’Ecole de Bernard de Palissy, notamment la pièce représentant « Flore présidant aux travaux de jardinage » (xvie).
Assiette italienne du xve.
LE MUSÉE DU BERRY
Base de croix processionnelle du xvie.
Verre gravé (travail allemand xvne).
Faïences italiennes d’Urbino « Les captifs » et de Pesaro (xvie).
Verres filés du xvine.
Quatre vases et deux plats à reflets métalliques, très rares, du xvie (Hispano-mauresque).
— Un verre émaillé et doré (xvc) ayant appartenu au médecin de Charles VII, Adam Fumée, garde des sceaux de Louis XI et de Charles VIII.
Vitrine 40. — Spécimens de diverses œuvres d’art chinois et japonais (faïences, porcelaines, ivoire, etc.).
Vitrine 43. — Fragments d’étoles et de chasubles des xve, xvie et xvne siècles.
Deux écussons royaux du xvnie.
Sur une table Renaissance, recouverte d’un tapis de la même époque, une œuvre d’un artiste beriichon, Baffier [Surtout d’étain] : « Le Berry et la Nièvre », les deux voisines.
Vitrine 44. — Travaux sur os et sur ivoire.
Buse de corset xvnu.
Peigne d’ivoire xve.
Garniture de coffret italien du xve (os).
Râpes à tabac d’ivoire.
Dyptiques romains d’ivoire, provenant de la Cathédrale de Bourges.
Coffret d’ivoire (xve).
Statuettes de bois du xve : une « Ste Marguerite » et une « Ste Ursule », en bois émaillé (travail allemand, Cologne).
Deux bronzes provenant de la châsse de Ste Solange.
Un olifant.
LE MUSEE DU BERRY
Vitrine 45. — Emaux divers :
Limoges — Collection de médaillons d’empereurs romains.
Crosse et croix d’un archevêque (xive).
Crosse en cuivre doré (xme), provenant de Chezal- Benoit.
Croix processionnelle avec émaux de Limoges (xiv° ou xve).
Anneau pastoral (xive) ayant appartenu à Roger Le Fort des Ternes (archevêque de Bourges, décédé le 25 avril 1367).
Deux beaux émaux : « une descente de croix » (grisaille du x\ie siècle, émail de Martin Didier ; puis, une autre descente de croix (tryptique du xiv8), émail de Pénicaud.
Vitrine 46. — Porcelaines de diverses époques. — Saxe (xvme), Chantilly (xvme), Biscuit de Sèvres.
Une cire du xvme, « Le ravissement de St Etienne ».
Terre cuite, genre Clodion (xviip), « Le Remouleur ».
Une table tric-trac Louis XVI.
XI. — SALLE THAUMAS DE LA THAUMASSIÈRE (Historien berruyer). — Contre le mur de gauche en entrant, un autographe de Cujas , et au-dessus de la baie faisant communiquer cette salle avec la précédente est placée une toile : « Combat de Cavalerie », œuvre attribuée à Courtois, « dit le Bourguignon » (xvne).
En poursuivant la visite, de gauche à droite, on rencontre successivement : une série de sièges Louis XIII et Henri II et une crédence Louis XIII, dominée par une toile de Mignard, la « Marquise de Montespan » ; des broderies au passet (xvue) ; différents petits tableaux de la même époque, puis une sépia de Callot (xvne) « La tentation de^St Antoine*».
— Un meuble genre Boule (xvne) renferme des porcelaines de Chine ; il est surmonté de trois statuettes de bois au-dessus desquelles est appendu le portrait de : Anne de Morville, femme de Robert Aubry, conseiller au Parlement de Paris (1605) ; cette œuvre est accompagnée à droite et à gauche de deux bâtons de corporations des époques Louis XIII et Louis XIV ; l’un, celui de gauche, représente Ste Anne (patronne des menuisiers), l’autre, portant la date de 1668, figure St Pierre et St Paul.
— Une curieuse chaise prie-dieu Louis XIV dite « Voyeuse », puis plus loin, une table du xvnc siècle supportant un canon d’apparat de la même époque, provenant du château de Valençay.
Au dessus : le buste de la mère de Baffier, par l’artiste (terre cuite), puis différents petits tableaux intéressants du xvne et le portrait de Mazarin, d’après Philippe de Champaigne.
— Buste en grès de Thaumas de la Thaumassière, avec un autographe.
— On peut admirer ensuite une glace italienne du xvn% puis un « cabinet » (bureau) de l’époque Louis XIII avec paysage ; au-dessus, le portrait de Jean de la Chapelle, académicien, né â Bourges (par Rigaud).
— Un cartel Louis XIV surmonte un cabinet italien du xvue, recouvert d'un tapis Louis XIII.
— Une vitrine en bois noir renferme des statuettes de diverses époques, puis, contre le mur, non loin de l’encoignure, une tapisserie très remarquable représentant le Christ ; — on rencontre ensuite une commode Louis XV surmontée d’un tabernacle en bois doré du xvne, dominés de divers portraits notamment : Bossuet, Gaston d’Orléans, etc.
Un dessin de Simon Vouet (xvn°) « L’Annonciation ».
Sur le manteau de la cheminée est appliquée une sculpture en bois « la Cène ».
Devant l’âtre, deux bustes en poirier d’un artiste berruyer, Jossant : « Paysan » et « Vigneron ».
— Un clavecin du xvne voisine avec un fauteuil canné Louis XIV.
Vitrine 54. — Objets religieux, bénitiers, collection de mouchettes, etc.
— Console Louis XIV avec glace supportant deux statuettes en faïence de Nevers : « La Vierge et l’Enfant Jésus », « St Etienne ».
Dans la fenêtre, est encastrée une verrière provenant du palais de Jacques Cœur et représentant une nef (n" 48).
— Meuble religieux du xvne siècle servant, après le sacrifice de la messe, de dépôt des missels, des burettes, etc. ; un surtout en glace (xvme).
On trouve dans cette même salle trois autres vitrines :
Vitrines et 56. — Collection assez riche de médailles.
Vitrine 57. — Verreries, faïences, porcelaines (Strasbourg, Marseille, Nevers, Tournay, etc.).
XII. — De la salle Thaumas de la Thaumassière, on pénètre à droite dans la SALLE BÉTHUNE CHAROST ou du XVIIIe, en majeure partie composée d’objets ou de collections du xvnP siècle.
En poursuivant, de gauche à droite, la visite, nous trouvons d’abord des aquarelles (scènes champêtres et animaux) de Huet ; au-dessous, une gouache de Beaudoin ou de Peronneau (xvine), « La dame au manchon ».
— Un clavecin du xvue est surmonté d’une cithare du xixe siècle.
LE MUSÉE DU BERRY
— Au-dessus, quelques aquarelles de Huet et des gravures en couleur de Jauminet (xvme), d’après un peintre de l’époque (Hubert Robert), dont une toile est apposée sur le même panneau «Ruines du temple d’Antonin à Rome ». Ce tableau est dominé par une autre toile : le portrait de la « Comtesse de Sancerre », attribué à Toqué (xvme).
— Un très beau portrait du mathématicien Callet, par son frère (fin du xvme siècle) ; — cartel en bois doré (époque de transition xvne et xvme) — [ « Pygmalion »> peinture attribuée à Fragonard et une œuvre de l’Ecole de Greuze « La Becquée ».]
Sur une des deux encoignures d’angle que possède cette salle, à côté d’un canapé faisant partie d’un salon complet avec écran (xvme) est un Vierzon (porcelaine moderne) d’un très beau coloris.
Vitrine 67. — Planches à imprimer les cartes (1761) et cartes imprimées chez Regirier, Maître Cartier aux Quatre- Piliers — boîte à jeux, carnet de bal (xvme), etc...
— Console avec glace supportant un surtout orné d’aquarelles (xvme).
— Sur une commode Louis XIV, une statuette de marbre de l'époque actuelle de M"’e Laure Coutan : « La Source » accompagnée de deux bronzes de Mme Bizard : l’un, à cire perdue « La Vieille Marie », l’autre, le père de l’artiste, ancien Maire de Saint-Amand.
— Un beau buste de bois, en poirier, d’un artiste local (Thébault).
Vitrine 65. — Sigillographie — sceaux et reproductions (Ste-Chapelle, Abbayes, Archevêques, Villes, etc...)
— Le portrait de la duchesse de Charost, par Isabey (XVIIIe).
LE MUSÉE DU BERRY
— Tête de vieillard (dessin au crayon rouge de l’école française) attribué à Greuze.
Quatre porte-torches aux armes de Bourges (xvme), pour éclairer les magistrats municipaux dans les diverses cérémonies.
— Un beau meuble de marqueterie dit « Bonheur du jour » (xvme), signé « Charles Topinot ».
La cheminée est surmontée d’un trumeau (paysage) avec glace xvme et sur la tablette, on peut admirer un marbre de Jossant « Berrichonne » flanqué de deux vases de Chine du xvme, ainsi qu’un bronze de Mme Bizard, de St-Amand (Cher), « Leurs mères ».
Dans l’angle, sur une encoignure du xvme, un beau Sèvres (bleu) puis deux gouaches de Pillement (XVIIIe) « Les Pêcheurs » et « Les Lavandières ».
— Une toile de François Boucher « un des plus charmants peintres de l'Ecole française du xvme siècle » — « L’architecture » et les portraits attribués à Largillière (xvme), de Biet, de Maubranches et de sa femme.
Vient ensuite un curieux meuble chinois du xvme.
Vitrine 66. — Portrait de Me,le Le Normant, cartomancienne (miniature) ; armes du xvme ; jouets de Nuremberg; médaillon du XVIIIe ; Sèvres et émaux japonais (or sur noir).
— Devant le coffre breton du xvnc, deux scènes d'intérieur de Lambrecht (xvme) « Le repas de famille » et « Le thé » (Ecole française) encadrant un Drouais (xvme) « Portrait d’un jeune enfant ».
— Un tableau de Valentin (xvme) « Accordailles ou réunion intime », enfin, quelques gravures habillées de la même époque.
Au centre de la salle, trois vitrines : — celle la plus rapprochée de la porte (n° 63) renferme des médaillons de
LE MUSÉE DU BERRY
Nini, une série de boîtes à fard, de tabatières, etc..., de différentes époques ; un buste de marbre de Eugénie Casanova, poète, par son mari, puis, un don de Napoléon Ier à Talleyrand, provenant de Valençay, à l’occasion d’une fête : « Sanglier de bronze avec dorsual d’argent campé sur un socle en marbre jaune ».
Au centre, sur une table Louis XV, une corbeille de mariage dans la manière Louis XVI ou Restauration.
Dans la vitrine (64) sont exposés des flambeaux de diverses époques, un dessin de Rembrandt et deux encres de Chine (Vieillards), de Greuze.
XIII. — De la salle Thaumas de la Thaumassière on pénètre à gauche dans la salle JEHAN LESCUYER, peintre verrier, né à Bourges (xvie siècle).
Dans cette salle, se trouvent de nombreux spécimens de meubles hollandais du xvne.
— En parcourant la salle, de gauche à droite, on voit d’abord un certain nombre de toiles, parmi lesquelles : un tableau de fleurs d'un peintre angevin du xvme, Alonayer. — Plus loin, une eau-forte de Rembrandt (signée de 1636), « Le Christ devant Pilate ». Au pied de cette œuvre, côtoyant une chaise Louis XIII ou Henri II dont deux autres spécimens existent dans la salle, est placé un très joli bureau en marqueterie (hollandais du xvne), découvert en Berry, à St-Amand-Montrond ; un autre bureau de la même facture est placé devant la fenêtre donnant sur le Musée lapidaire.
— Des armes orientales sont rangées dans la vitrine n" 62.
— Plus loin, un portrait provenant de la collection La Caze, par Gérard Terburg ; puis une toile attribuée à Murillo, « l’Assomption », au pied de laquelle est une console Louis XV avec dessus de marbre.
LE MUSEE DU BERRY
— Après un coffre nacré d’art chinois, on peut admirer un cartel du XVIIIe, surmonté d’une toile de Jordaëns, « Le Buveur ».
— Sur un coffre de cuir et de bois rehaussé d’ornements de métal, d’origine coréenne, se trouve un plâtre de Baffîer, « Un des géants de cheus nous » [« il était fort coume un chevau ».]
— Un coffre de mariage du XVIe est dominé par un certain nombre de natures mortes.
— Un Cabinet portugais (ou espagnol) du xvne, intérieurement décoré (art hispano-mauresque), provenant du château de Chenançay, près de Mehun(Cher), est accroupi au pied d’une œuvre de l’école de Philippe de Champaigne « Le Crucifiement » et voisine avec un buste de l’abbé de Mably du xvme ; plus loin, une console avec glace (Epoque Régence) supportant un buste de l’abbé Clément, encadré de deux terres cuites : vases décorés de personnages « Amours ».
Une série de portraits garnit ce panneau et dans l’embrasure de la fenêtre un plat en dinanderie (travail flamand du xviic) 2 portraits du xvme siècle (Mr et M'ne Viguier).
Un trumeau du xvme (incomplet) surmonte un petit bureau plat (hollandais du xvn<!), puis un tabernacle du XVIIe en bois doré supporte un buste de Cujas que domine un tableau du xvine, de William Kabb, « Instrument de musique » enfin, un bahut hollandais du xviie supporte deux hauts de portes du xvme en bois sculpté.
La vitrine 60 comprend des objets divers et de différentes époques ; non loin de là, voisinant avec une glace du xvne, au cadre de bois noir décoré de motifs de cuivre, un portrait de Boischard « M. Mayet-Genetry » [Maire de Bourges, 1830-1848].
Au centre de la salle, la vitrine (n° 61) contient des horloges, instruments de précision, montres, boitiers,
LE MUSÉE DU BERRY
châtelaines, coqs, etc... A remarquer, en outre, une horloge du xve siècle et une pendule Empire.
XI V . — A l’étage supérieur règne la SALLE S1GAUD DE LAFOND, spécialement affectée à différentes collections scientifiques.
Le visiteur pourra, en outre, en suivant de gauche à droite, remarquer d’abord une plaque à imprimer du XVIIIe et son épreuve, puis une tapisserie d’Aubusson aux armes de France (1732). — Le meuble qui règne au-dessous supporte un certain nombre de statuettes et de bustes.
Au centre, ainsi que dans l’embrasure des deux fenêtres, on peut admirer une suite de remarquables dessins de Jean Boucher (xvue), esquisses d’ensemble et de détails du tableau de « l’Adoration des Mages» ; contre les murs et au plafond, sont appendus des drapeaux divers et une collection d’armes canaques ; on voit aussi les portraits en pied de Napoléon ier, par Giraudet Trioazon ; de Charles X, par Serrur (1827) et de Louis-Philippe.
Enfin, plus loin, une série d’eaux-fortes de Desbois « Le Vieux Bourges » et un très beau fusain de Boischard « l’Ensevelissement ».
Ami lecteur, que la vision de cette dernière œuvre n’attriste pas votre départ ; ne quittez pas surtout notre Musée en ensevelissant sous la poussière grise de l'oubli, des souvenirs si précieux pour tous les gourmets d’Art.
A ce titre, nous vous demandons instamment de répandre autour de vous, dans votre entourage, dans vos relations, cette vérité que Bourges « Cité médiévale et de la Renaissance », ne doit pas être ignorée du grand public et que les gens de goût commettraient une faute
LE MUSÉE DU BERRY
impardonnable en négligeant de comprendre cette visite dans leurs itinéraires.
Votre influence, nous en sommes certains, agira puissamment et nous sommes persuadés que tous ceux qui répondront à cet appel rempliront un impérieux devoir : faire connaître nos souvenirs historiques, (car visiter Bourges, c’est tourner les pages de l'histoire de France) et faire admirer notre patrimoine d'Art : nos monuments et les intéressantes collections de notre Musée du Berry.
Visitez :