ENTRESOL
VIII. — On accède à l’entresol où sont les salles de ‘B itche et de Raynal par un escalier à vis ; sur les murs, on remarque : les armes de Jehan de Berry (xive), un écusson en marbre du xve, deux bois : St Pierre et St Paul, un Pèlerin (statue du xve) ; un paravent chinois à cinq feuilles (xvne), peint sur soie ; un fragment de sculpture « Le Père Eternel », Civray (Cher). En outre, trois portes en bois sculpté du xve dont l’une, la dernière, provenant d’un immeuble de la rue Cambournac, a figuré à l’Exposition du Petit-Palais (1900). Une statue mutilée, en bois,
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« Ste Marie l’Egyptienne » ; enfin, une pierre de la Bastille [don de l’entrepreneur chargé de la démolition, le citoyen Palloy].
A droite on pénètre dans la SALLE DE BITCHE. (Ce nom évoque un fait d’armes glorieux dont le bataillon du Cher a été le héros en défendant Bitche contre 10.000 Impériaux, dans la nuit du 26 au 27 brumaire, an II (1793)- [N’ayant plus de munitions, les Berrichons chassent l'ennemi à coup de bûches. La Convention décide que « le Bataillon du Cher avait bien mérité de la Patrie ».]
Contre le mur et au plafond sont appliqués des armes, piques, lances, fusils, ainsi qu’une bannière maçonnique de la Loge « La Caroline de Bourges ». A l’entrée, le buste de Lepelletier de St-Fargeau, membre de la Convention, œuvre exécutée par un artiste sourd et muet : Desseigne ; un autre buste : Mirabeau, est placé non loin de la cheminée.
Deux vitrines murales contiennent : a ) des armes et armures, casques, cuirasses (l’une a appartenu à un cavalier d u I1'1' régiment de cuirassiers, Ie1' Empire), arbalètes à cric et à pied de biche (xvi° et xvnc siècles), masses d’armes, cottes de mailles, gants, pertuisanes, épées, pièces d’armure diverses, chanfreins, etc...
b) Shakos de la garde nationale, casques, épaulettes, baudriers, buffleteries, tabliers, plaques de coiffure diverses, gibernes, etc...
La vitrine régnant contre les fenêtres contient une riche collection sigillographique, à côté d’une réduction en pierre de la Bastille, offerte au département par le « citoyen Palloy ».
Tableaux et gravures de la Révolution, Charlotte Corday, etc...
Dans la vitrine centrale : collection d’assignats, médaille de conventionnels, clichés divers, un porte-aiguille et un
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éventail en papier de l’époque révolutionnaire avec le portrait de La Fayette O ; deux cires : Lebas, conventionnel, et sa femme ; quatre curieux tableaux, habillés et gouachés : Querelle de ménage. — Diogène rendant visite à Marat. — Assassinat de Marat. — Tableau satirique représentant un charlatan faisant danser les représentants des trois ordres figurés par des animaux : le clergé (un porc), la noblesse (une chienne), le tiers (un dindon avec un rabat).
Sur le manteau de la cheminée sont apposées deux gravure de l’époque révolutionnaire. Dans Fâtre, une très belle plaque armoriée, une bombarde du xve avec boulets de fer et de pierre et des landiers.
Devant la cheminée, une vitrine renfermant des médaillons anglais, émaux blancs sur fond bleu (Wedgwood).
IX. — SALLE DE RAYNAL (historien). — Contre le mur, sur lequel est appuyée la cheminée supportant une garniture rappelant les travaux de M. Bourdaloue (Adrien), auteur du Nivellement général de la France et d’importants travaux lors du creusement du canal de Suez, est appendue une tapisserie de 1731 ; on y remarque au centre, Louis XV dans un médaillon surmonté d’un génie sonnant de la trompette. Cette tapisserie dénonce des relations commerciales entre Bourges, Rouen ehLyon, et provient de la chambre des comptes de Bourges.
— Des dessins de vieux costumes berrichons sont appliqués cà droite et à gauche d’une horloge comtoise du
XVIIe.
— Des portraits : Voltaire, Rousseau, Raynal, Marie- Antoinette.
(1) Ayant appartenu à la citoyenne Louvet de Couvray, femme du conventionnel (1760-1797), auteur de « Faublas ».
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— Le prince et la princesse d'Henrichemont.
— Un portrait d'homme du temps de Louis XIII ; le prince de Conti, comte de Sancerre, par Toqué ; puis une toile de Bon de Boulongue : « Les Titans foudroyés par Jupiter ».
Dans les vitrines, en poursuivant de gauche à droite et en partant de la cheminée :
i° Des reliures, au-dessus, des icônes byzantines ;
20 Sèvres, étains de Brateau, poteries de La Borne (Cher) ;
3° Nevers, Delf, Strasbourg, Rouen, etc.., de diverses époques ;
4° Collections de coiffes et de fichus berrichons ; gilets brodés soie du xvme et bonnets d'intérieur du xvne.
Au centre de la salle une table Louis XIV.
Dans la petite tourelle, quelques gravures et une psychée Louis-Philippe.