‹ Une visite à l'Hôtel de CujasChapitre 3 sur 10 · L’UNIVERSITÉ DE BOURGES · texte numérisé non relu

L’UNIVERSITÉ DE BOURGES

Nunciade (avenue Séraucourt : avenue Henri- Ducrot) seraient affectés à la Faculté et la ville acquit l’immeuble ; cependant, les embarras d’un Gouvernement naissant « et les préoccupations de la politique ont empêché, dit Frémont, qu’il fût donné suite au projet ». Actuellement, cet immeuble abrite des services de la Guerre.

On tenta de nouvelles démarches en 1846 ; le ministre de l’Instruction publique inscrit au budget de 1847 ^es crédits nécessaires pour rétablir à Bourges une Faculté de lettres. « Quand à la Faculté de droit, écrivait-il, il est impossible d’en réaliser la création, mais la question que soulève cette demande sera, en temps utile, l'objet d’un particulier examen ».

Les espérances caressées par l’administration municipale s’évanouissent en présence des préoccupations politiques et des embarras financiers qui surviennent lors de la Révolution de 1848.

Enfin, lorsqu’il fut question, en 1852, de la réorganisation de l’Instruction publique, de la suppression des académies départementales et la création de deux Facultés nouvelles à Lille et à Clermont, le conseil municipal de Bourges pensa que le moment était venu de reprendre l’affaire et, dans sa séance du 11 mai 1852, l’assemblée chargeait le maire de toutes les démarches utiles auprès du Président de la République pour faire aboutir enfin le projet.

« Il y a lieu d’espérer, disait la délibération, que, dans le classement des grands établissements d’instruction publique, le Gouvernement n’oubliera pas de comprendre l’antique capitale des Gaules, seconde patrie de Cujas et berceau de l’immortel Bourdaloue, cette cité si riche par ses monuments, quartier général d'une grande division militaire, dotée d’un vaste et riche collège, siège d’une cour de justice et l’une des plus belles et des plus illustres résidences de l’épiscopat français.

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