NOS MISSIONNAIRES D'EXTRÊME-ORIENT
aux Évêques et Prêtres
de la Société des
Missions-Étrangères de Paris
par
M^r de GUÉBRIANT
Archevêque de Marcianopolis Supérieur Général
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Mgt de GUÉBRIANT, Archevêque de Marcianopolis Supérieur général de la Société des Missions-Étrangères de Paris
Séminaire de la rue du Bac
Bien chers Aspirants Missionnaires,
Je sais de quelle filiale pensée vous m''ave^ suivi au cours de la longue tournée que f entreprenais il y a dix-huit mois pour visiter nos missionnaires au champ lointain de leur apostolat. A mon retour^ huit mois plus tard, f avais commencé à vous raconter mon voyage. Mais les vacances se sont ouvertes presque aussitôt, et maintenant où trouver place pour un pareil récit dans les entretiens spirituels que je vous dois tout le long de Vannée ?
Il n\y a qu'un moyen : c'e^t de mettre sur le papier ce que je vous aurais dit de vive voix.... A. cause de mon affection pour vous, mais non sans appréhension, f entreprends cette tâche. Dieu daigne la conduire à bonne fin !
Cfe^^^^ii&toin^
En pleine mer
Le Départ
C'est le mercredi 7 octobre 1931 que je vous quittais, discrètement conduit jusqu'à la grille par un ou deux d'entre vous. Quarante-six ans plus tôt, jour pour jour, le mercredi 7 octobre 1885, jeune missionnaire destiné à la Mission du Setchoan Méridional, j'avais franchi à la même heure le même seuil, pour me rendre à la même gare, bien convaincu que c'était pour la dernière fois.
Moins de 48 heures après, le ((Félix-Roussel» des Messageries Maritimes, m'emmenait vers l'Extrême-Orient. Ce que je faisais était-il bien raisonnable ? A 71 ans ? — Pourquoi pas, dès lors que c'était selon l'ordre de la Providence ? Jeune ou vieux : Qui sequitur me non amhulat in tenebris.
Notre-Dame de la Garde sait de quel cœur je vous recommandais à elle en passant sous son rocher et, plus loin encore, en saluant une dernière fois sa douce image disparaissant sous l'horizon.
Bn pleine mer
Lh; Départ
C'est le mercredi 7 octobre 1931 que je vous quittais, discrèremenr conduit jusqu'à la grille par un ou deux d'entre vous. Quarante-six ans plus tôt, jour pour jour, le mercredi 7 octobre 1885, jeune missionnaire destiné à !a Mission du Setchoan Méridional, j'avais h-anchi à la même heure le même seuil, pour me rendre à la même gare, bien convaincu que c'étair pour la dernière tois.
Moins de 48 heures après, le ■■ P'élix-Roussehi des Messageries Maritimes, m'emmenait vers l'I'.xtrême-Orieni. Ce que je faisais était-il bien raisonnable? A 71 ans? — Pourqucji pas, dès lors que c'était selon l'ordre de la Providence ? Jeune ou \deux : Ou/ stquitiir me non awb/ilaJ in feiiehris.
Notre-Dame de la Garde sait de quel cctur je vous rec(.)mmandais à elle en passant sous son rocher et, plus loin encore, en saluant une dernière tois sa douce image disparaissant sous l'horizon.
Port-Saïd
La Traversée
J'avais, en la personne du P. Cussac, missionnaire de Pondichéry rentrant dans sa mission, le plus dévoué des compagnons. Chaque matin de 6 h. à 7 h. nous nous servions la messe l'un à l'autre dans ma cabine. Pas une seule fois nous ne l'avons manquée. Faites ceci en mémoire de moi. En vérité nous le faisons. C'était, selon la différence des méridiens, tantôt l'heure où a^-ous faisiez votre méditation matinale, tantôt celle où vous reposiez encore ; mais toujours ma pensée vous cherchait à Paris ou à Bièvres, toujours ma bénédiction vous poursuivait.
Le 14 octobre, notre messe à peine finie, nous étions à Port- Saïd pour quelques heures. Un évêque franciscain montait à bord. Il avait la bonté de venir me chercher. C'était Mgr Hiral, Vicaire Apostolique du Canal de Suez. Je l'avais connu à Paris, provincial des Franciscains, Ce sont de bons moments, ceux
que le missionnaire en voyage passe sous le toit ami d'un autre missionnaire. On se comprend si bien, on se rend si pleinement compte des raisons que l'on a de se vouloir du bien, de s'estimer, de s'entr'aider ! Les fils de saint François ont vraiment les missions les plus dures, les plus ingrates. Passe encore le Canal de Suez, oîi il y a de forts noyaux catholiques, où la France, représentée surtout par la Compagnie du Canal, joue un rôle moral digne de son passé, où les Grecs, les Levantins, les Coptes, donnent une certaine prise à l'action du prêtre. Mais Aden ! Mais Djiboud !...
Pauvres terres maudites, celles qu'on entrevoit par moments en descendant, la mer Rouge. Et pourtant la péninsule sinaïtique, le désert égyptien, qui fut jadis peuplé de saints ermites, même l'Ethiopie, même çà et là l'Arabie, ont eu leur place dans les desseins de Dieu, mais le souffle de l'hérésie et du schisme y a passé et de ce christianisme abâtardi l'Islam a eu raison.
Djibouti le 10^ jour. Je garde le souvenir édifié du P. Alphonse, O. F. M., seul prêtre de toute la «Préfecture», provisoirement sans Préfet. — «Où donc vous confessez-vous, mon Père ? » — « A bord des navires en escale, me fut-il
Port-Saïd
La Traversée
['avais, en la personne du P. Cussac, missionnaire de Pondichérv renrrant dans sa mission, le plus dévoué des compagnons, ('haque matin de 6 h. à ^ h. nous nous servions la messe l'un à l'autre dans ma cabine. Pas une seule tois nous ne l'avons manquéc. l'ahes ceci en ///émnirt de moi. Kn vérité nous le faisons. C'était, selon la différence des méridiens, tantôt l'heure où x'ous faisiez votre méditation tnatinaie, tantôt celle où vous reposiez encore ; mais toujours ma pensée vous cherchait à l-^aris ou à Bièvres, toujours ma bénédiction vous poursuivait.
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que le missionnaire en voyage passe sous le toit ami d'un autre missionnaire. On se comprend si bien, on se rend si pleinement compte des raisons que l'on a de se vouk.)ir du bien, de s'estimer, de s'entr'aider ! Les fils de saint François ont vraiment les missions les plus dures, les plus ingrates. Passe encore le Canal de Suez, où il y a de forts noyaux catholiques, où la France, représentée surtout par la Compagnie du Canal, joue un rôle moral, digne de son passé, où les Grecs, les Levantins, les Coptes, donnent une certaine prise à l'action du prêtre. Mais .Aden ! Mais Djibouti !...
Pauvres terres maudites, celles qu'on entrevoit par moments en descendant, la mer Rouge. Ht pourtant la péntnsule sinaïtique, le désert égyptien, qui fut jadis peuplé de saints ermites, même l'Kthiopie, même çà et là l'.Arabie, ont eu leur place dans les desseins de Dieu, mais le soufBe de l'hérésie et du schisme y a passé et de ce christianisme abâtardi l'Islam a eu raison.
Djibouti le 10*^ jour. Je garde le souvenir édifié du P. Alphonse, O. F. M., seul prêtre de toute la « Préfecture /*, provisoirement sans Préfet. — «Où donc vous confessez-vous, mon Père ? » — " A bord des navires en escale, me fut-il
Port-Saïd
Le Canal de Suez
tépondu : il y a si souvent des prêtres parmi les passagers».
Je ne puis qu'admirer.
Les anciens ermites ont de magnifiques continuateurs... Et je pensais à part moi au prétendu isolement si reproché aux missionnaires des Missions- Étrangères ! Mais que Dieu bénisse ce saint homme qui, sous un climat terrible, « tient le coup » pour l'honneur de l'Église catholique. Il m'avoua qu'il avait réussi, au prix d'incroyables eflForts, à constituer et à grouper cinq bonnes familles catholiques Somalis, mais il me croyait certainement incapable d'apprécier ce résultat à sa valeur. Or en cela il se trompait. Ce qu'il a fait est presque un miracle. J'étais ému quand, après une curieuse promenade qu'il me fit faire sur la route d'Abyssinie, je lui serrai une fois encore la main au moment de me rembarquer.
Puis ce fut le golfe d'Aden, aussi chaud, mais moins étouffant que la mer Rouge, et, au cap Guardafui, adieu au continent noir. J'aurais voulu un peu plus loin apercevoir l'île de Socotora pour y saluer la mémoire de deux héroïque pionniers des Missions-Etrangères. Nous ne la vîmes pas elle-même, mais seulement, et d'assez près, une de ses dépendances, Abdel-Kuri. Pour retrouver les vestiges du christianisme que saint François-Xavier avait un instant ranimés chez les Socotorins, les PP. Dupuy et Querville se dévouèrent de 1755 à 1760. Terrible entreprise dans ce pays tombé sous le joug des mahométans 1 Étroitement surveillés, ils ne purent passer
Quais de Diibouti
que quelques semaines dans l'île, en furent chassés, y revinrent et, en y abordant, furent massacrés. Le monde catholique les a oubliés, mais les confrères des Missions-Étrangères, qui passent si souvent dans les parages de Socotora, saluent leur martyre et prient pour que leur sang devienne une semence de chrétiens sur cette terre abandonnée.
Socotora dépassée, nous étions en pleine mer des Indes. Sans diminuer, la chaleur devenait plus humide. « On sent Colombo » disaient les initiés. J'admirais les Petites-Sœurs des Pauvres, assez nombreuses à bord, qui, la figure étroitement serrée dans leur coiffe, supportaient sans se plaindre cette température d'étuve. Mais la fin de la traversée approchait et le 26 octobre au lever du jour le Félix Roussel mouillait dans le port de Colombo. Plusieurs Pères Oblats étaient venus obligeamment me chercher avec une embarcation, amenant avec eux deux Petits-Frères de Marie, parmi lesquels j'eus le vif plaisir de reconnaître le Fr, Pascal, jadis directeur à Canton du Collège du Sacré-Cœur. J'éprouvais ainsi l'avant-goût de toutes les «revoyances» qui devaient, tout le long du voyage, me causer de si douces joies.
Le Canal de Suez
répondu : .il. y a s.t souvent des prêtres parmi les passagers».
Je ne puis qu'admirer.
Les anciens ermites ont de magnifiques continuateurs... Kt je pensais à part moî au prétendu isolement si reproché aux missionnaires des Missions- Étrangères ! Mais que Dieu bénisse ce saint homme qui, sous un climat terrib.]e, «. tient le coup » pour l'honneur de l'Ëglise catholique. .11 m'avoua qu'il avait réussi, au prix d'incroyables efforts, à consriruer et à grouper cinq bonnes .familles catholiques Somaiis, mais il me croyait certainement incapable d'apprécier ce résultat à sa valeur. (.)r en cela il se trompait. Ce qu'il a tait est prescjue un miracle, l'étais ému quand, après une curieuse promenade qu'il me ht faire sur la route d'/\byssinie, je .lui serrai une fois encore la main au moment de me rembarquer.
Puis ce fut le golfe d'Aden, aussi chaud, mais moins étouffant que la mer Rouge, et, au cap Guardafui, adieu au continent noir. J'aurais voulu un peu plus loin apercevoir l'île de Socotora pour y saluer la niénK^re de deux héroïque pionniers des jVrissions-Êtrangères. Nous ne la vîmes pas elle-même, mais seulement, et d'assez près, une de ses dépendances, Abdel-Kuri. Pour retrouver les vestiges du christianisme que saint F.rançois-.Xavier avait un instant ranimés chez les Socotorins, les PP. Dupuy et Querville se dévouèrent de 1755 à 1760. Terrible entreprise dans ce pays tombé sous le joug des mahométans 1 Étroitement surveillés, ils ne purent passer
Quais de Diibouci
que quelques semaines dans l'île, en furent chassés, y revinrent et, en v abordant, furent massacrés. I.e monde catholique les a oubliés, mais les confrères des Missions-Ëtrangères, qui passent si souvent dans les parages cic Socotora, saluent leur martv're et prient pour que leur sang devienne une semence de chrétiens sur cette terre abandonnée.
Socotora dépassée, nous étions en pleine mer des Indes. Sans diminuer, la chaleur devenait plus humide. <•. On sent Colombo '■' disaient les initiés, l'adnnrais les Petites-Sœurs des Pauvres, assez nombreuses à bord, qui, la figure étroitement serrée dans leur coiffe, supportaient sans se plaindre cette température d'étuve. Mais la fin de ia traversée approchait et le 26 octobre au lever du jour le J'V//.v Roussel mouillait dans le port de Colombo. Plusieurs Pères Oblats étaient venus obligeamment me chercher avec une embarcation, amenant avec eux deux Petits-Frères de Marie, parmi lesquels j'eus le vif plaisir de reconnaître le Fr. Pascal, jadis directeur à Canton du Collège du Sacré-Cœur. J'éprouvais ainsi l'avant-goût de toutes les k revoyances» qui devaient, tout le long du voyage, me causer de si douces joies.
Ceylan
Colombo est un pays magnifique et une des plus belles missions du monde. La ville n'a pas moins de 50.000 catholiques. Le P. Majorel, procureur de la Mission, eut pour moi des charités, des délicatesses que je ne saurais détailler. Mais je regardai, faut-il l'avouer ? comme un bienfait de premier ordre le pantalon de toile blanche qu'il me donna pour atténuer le supplice de mon costume noir, costume qui, à cette époque, «sous les feux de Ceylan» et de l'Inde méridionale, n'est pas tolérable.
xVprès une visite émerveillée des principales paroisses et des plus beaux établissements catholiques de Colombo, l'heure était venue pour moi d'aller prendre place sur le train qu'on appelle là-bas le boat mail, parce que son parcours est interrompu entre l'île de Ceylan et le continent par une navigation d'environ deux heures. C'est le moyen le plus rapide en quittant Colombo de gagner Trichinopoly, Tanjore et la suite. C'est
à Kumbakônam que je voulais m'arrêter d'abord, pour saluer l'évêque indien, Mgr Peter, et lui dire combien m'avait touché sa démarche du printemps précédent, alors que, nouvel élu, mais n'ayant pas encore reçu de Rome ses bulles, il demandait à être sacré par le Supérieur des Missions-Etrangères, pour marquer sa reconnaissance filiale et celle de son clergé envers les missionnaires à qui sa patrie devait le bienfait de la foi, ses prêtres leur sacerdoce, et lui-même l'épiscopat.
Or voilà qu'à peine en wagon, resté seul après un dernier geste d'adieu échangé avec les bons PP. Oblats, je me sentes envahi par une tristesse subite. J'étais fatigué par ce climat, par les allées et venues des premières heures passées à terre, par les dernières journées à bord. Encore une fois la question se posait à moi: — «Ce que je fais est-il raisonnable? Était-ce vraiment mon devoir ? Jusqu'où pourrai-je aller ? N'aurais-je pas mieux fait de rester à mon bureau?» Et j'avais le cœur serré. Est-ce là ce qu'on appelle le cafard? Mais ce ne fut pas long. Il était 6 h. du soir. Le son argentin d'une cloche parvint à mon oreille. Elle sonnait Y Angélus du soir. Une église était là tout près, ou plutôt, et c'est la pensée qui me réconforta soudain, l'Église catholique était là présente, et présente je la trouverai partout, car c'est elle que j'ai laissée là-bas dans les pays chrétiens où elle s'épanouit, pour venir la voir s'élever ici sur ces terres païennes, grâce à l'effort des missionnaires, mes frères et mes enfants. C'était fini ; mon cœur s'était dilaté et j'étais redevenu joyeux quand, le convoi une fois en marche, le P. Cussac m'amena les employés du wagon, presque tous catholiques, braves gens qui, sans l'ombre du respect humain venaient demander la bénédiction du vieil évêque voyageur.
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Ceylan
Colombo est un pays magnifique et une des plus belles missions du monde, La ville n'a pas moins de 50.000 catholiques. Le P. Majorel, procureur de la Mission, eut pour moi des charités, des délicatesses que je ne saurais détailler. Mais je regardai, faut-il l'avouer? comme un bienfait de premier ordre le pantalon, de toile blanche qu'il me donna pour atténuer le supplice de mc.^n costume noir, ccistume c|ui, à cette époque, «sous les feux de Ceylan» et de l'Inde méridionale, n'est pas tolérable.
^Vprcs une visite émerveillée des principales paroisses et des plus beaux établissements catholiques de C(jlombo, l'heure était venue pour moi d'aller prendre place sur le train qu'on appelle là-bas le boat mail^ parce que son parcours est interrompu entre l'île de Ceylan et le continent par une navigation d'environ deux heures. C'est le moven le plus rapide en quittant ("olombo de gagner Trichinopoly, Tanjore et la suite. C'est
Colombo
à Kumbakônam que je voulais m'arrêter d'abord, pour saluer l'évêque indien, IMgr Peter, et lui dire combien m'avait touché sa démarche du printemps précédent, alors que, nouvel élu, mais n'ayant pas encore reçu de Rome ses bulles, il demandait à être sacré par le Supérieur des Missions-Etrangères, pour marquer sa reconnaissance filiale et celle de son clergé envers les missionnaires à qui sa patrie devait le bienfait de la foi, ses prêtres leur sacerdoce, et lui-même l'épiscopat.
Or voilà qu'à peine en wagon, resté seul après un dernier geste d'adieu échangé avec les bons PP. Oblats, je me sent.'s envahi par une tristesse subite. J'étais fatigué par ce climat, par les allées et venues des premières heures passées à terre, par les dernières journées à bord. Encore une fois la question se posait à moi: — «Ce que je fais est-il raisonnable? Était-ce vraiment mon devoir ? Jusqu'oii pourrai-je aller ? N'aurais-je pas mieux fait de rester à mon bureau?» Et j'avais le cœur serré. Est-ce là ce qu'on appelle le cafard? Mais ce ne fut pas long. Il était 6 h. du soir. Le son argentin d'une cloche parvint à mon oreille. Elle sonnait YAngelm du soir. Une église était là tout près, ou plutôt, et c'est la pensée qui me réconforta soudain, l'Église catholique était là présente, et présente je la trouverai partout, car c'est elle que j'ai laissée là-bas dans les pays chrétiens où elle s'épanouit, pour venir la voir s'élever ici sur ces terres païennes, grâce à l'effort des missionnaires, mes frères et mes enfants. C'était fini ; mon cœur s'était dilaté et j'étais redevenu joyeux quand, le convoi une fois en marche» le P. Cussac m'amena les employés du wagon, presque tous catholiques, braves gens qui, sans l'ombre du respect humain venaient demander la bénédiction du vieil évêque voyageur.