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CHAPITRE IV

RÉFLEXIONS QUE FONT NAITRE DANS L'ESPRIT D'UN. CATHOLIQUE LES RÉPONSES DE SA GRANDEUR MGR LANGEVIN.

Question. — Monseigneur Langevin n’a donc pas approuvé les propositions de Sir

Donald Smith et des honorables Dickey et

Desjardins ?

Réponse.—Non, monseigneur ne les a pas approuvés. Sir Donald Smith qui est un homme bien élevé, qui avait à cœur le règlement de cette question qu'il connaissait très bien, (il était gouverneur de la Compagnie de la Baie d'Hudson en 1870), est venu

tel que

Conseil ne plaise point, le l revêtu ème |!

in n’a de Sir ickey et:

>8 à pas est un e règleäit très Dompat venu

)lique, et

Lu DS Le lui-même faire les propositions à mongei- D gneur Langevin qui, en présence de l'hon.

D À. Desjardins, les a refusées tout de suite. D Ceci est un fait d'histoire facile à vérifier.

M Question. — Le gouvernement Greenway

D par monsieur Sifton, a aussi refusé de les

| accepter. Pourquoi donc ?

Réponse.—Monsieur Sifton le dit dans sa

| réponse : parce que ces propositions recon-

| naïssalent le principe des écoles séparées, or

le gouvernement Greenway ne voulait pas

entendre parler d'écoles séparées, c’est-à-dire, d'écoles catholiques.

|} Le gouvernement Greenway refuse l'ar- | rangement proposé par Sir Donald Smith parce qu'il favorise trop les catholiques.

Monseigneur Langevin refuse cet arrangement parce qu'il n’est pas assez catholique. À vous, lecteurs, de juger celui des deux qui est le partisan politique.

Question. — Monseigneur Langevin est donc moins partisan politique que quelquesuns ne le supposaient ?

Réponse.—Monseigneur Langevin, comme tous les évêques de la Puissance, appartient au parti du bon Dieu. Lorsqu'un parti n'at-

taque pas les droits de Dieu, les évêques le

a SC

laissent bien libre. Pendant que les voliticiens parlent de protection et de libre échange, les évêques prient. Mais quad les politiciens viennent enlever le crucifix et les images de la Sainte Vierge des écoles: les évêques parlent et parleront dans tous les lieux et dans tous les temps. Quelquefois leurs paroles déjouent le calcul de quelques ambitieux comme celles de Saint Jean-Baptiste troublaient les nuits d'Hérode, mais les hommes seront toujours impuissants à enchaîner la parole de Dieu.

Question.—Alors si j’ai bien compris mon-

seigneur, la question des écoles n’est pas une :

question politique de rouge ou de bleu, mais

une question entre ceux qui veulent accor-

der justice aux np ns et ceux qui ne le veulent pas ?

Réponse.—C'est justement cela. Il ne s’agit pas ici d’une simple opinion d’évêque, mais il s’agit de doctrine où tous les évêques doivent être unis au Pape ou être démis de leurs fonctions. Sachez, lecteurs, que monseigneur Langevin n’est pas isolé du reste des évêques sur cette question. Écoutez monseigneur Bégin, coadjuteur de Son Éminence le cardinal Taschereau :

es volitide libre S quand

crucifix s écoles; s tous les blquefois quelques ean-Bapmais les ts à en-

ris monpas une : leu, mais

it accor-

jui ne le

Il ne ‘évêque, évêques émis de 1e monlu reste Écoutez nn Émi-

2 Nan “Je viens aujourd’hui faire appel à votre charité en faveur des malheureux catholi.

ques du Manitoba.

‘ Aucun évêque ne veut ni ne peut approu-

L ver le soi-disant Règlement de la question

scolaire Manitobaïne, qui ne repose en définitive, que sur un abandon injustifiable des droits les mieux établis et les plus sacrés de la minorité catholique. Monseigneur l’arche-

| vêque de St-Boniface a fait entendre tout de

suite une protestation énergique contre ce Règlement ; il n’a fait, en cela, qu'accomplir son devoir de pasteur et suivre la direction du St-Siège. Il était tenu de défendre ses ouaïlles ; il a réclamé non pas des privilèges ou des faveurs mais des droits qui sont mé-.

connus et foulés aux pieds.

“ Ce n’est pas le temps aujourd’hui d'examiner ce règlement dans ses divers articles ; mais ce que j'ai dit et écrit est déjà suffisant pour vous faire conclure que je le réprouve absolument, C’est dans ce sens que vous devrez parler à vos gens, lorsqu'ils viendront vous consulter.”

Amis lecteurs, avez-vous bien remarqué ces mots : aucun évêque ne veut ni ne peut approuver le règlement Greenway.

Le

Je me permettrai d'attirer votre attention

sur cette phrase du Saint-Père s'adressant à

la nation de France.

“L'église a foyjours condamné ouvertement no

les écoles qu’on appelle mixtes ou neutres.” ur {Paroles de Léon XIII). tr

Est-ce assez clair pour celui qui est catho- | no lique? Le Saint-Père condamne les écoles à mixtes ou neutres, dit que l’Église les a tou- |

jours condamnées, tandis que Grreenway, | ce

Joe Martin, Dalton McCarthy, Chiniquy disent que les écoles sans Dieu sont ce qu'il

Ec y a de mieux pour un pays, et en pré- d sence de ces deux opinions contradictoi- .] res, l’on verrait des canadiens qui se disent | e

catholiques, des canadiens qui se signent du signe de la croix, qui portent un scapulaire, qui vont demander des miracles à sainte Anne de Beaupré, l’on verrait, dis-je, ces catholiques hésiter, l’on en verrait aimer mieux se ranger du côté de Dalton McCarthy; ce mangeur de canadiens-français, que d’être du côté du pape, des évêques et des prêtres ? J'espère que pas un père de famille catholique ue lèguera ane pareille honte à ses enfants.

Question.—Quand le pape parle, il faut se

ttention PSssant à

ertement eutres.”

st catho- 8 écoles es a tougd la iniquy ce qu'il en préadictoi- > disent nent du pulaire, sainte -je, ces aimer Carthy, > d’être rêtres ?

cathoses en-

faut se

soumettre: l'on est catholique ‘où rnb | l'est pas. Le pape ne veut pas des” éd | neutres, nous n’en voulons pas-nous autres: | non plus, mais peut-on appeler‘école neutre | une école: où il y a une demidheure d’'ins- | truction religieuse par’ jour ? “Expliqéz- | nous la réponse de FANS 2 | à ce sujet. #:

Réponse.—D’abord établissons % principe | catholique : on ne peut pas comcevoir une | école catholique saus que l’enseignement de | cette école soit contrôlé par les représentants | de l’église catholique. L'église #:le droit et à le devoir de connaître les livres qui sont mis | entre les mains de ses enfants.

L Vous avez vu ce que Notre Saint Père le Pape dit des écoles où l'Eglise catholique | n’a pas d'accès. Le pape sait pourtant bien | que dans la France, pays auquel il s’adres- } sait, les prêtres après l’école finie pouvaient | faire le catéchisme, non-seulement une äemiheure, mais une heure s'ils le voulaient sans } attendre la permission de César ou d’Hérode, . mais le pape ne veut pas que les enfants qui appartiennent à Dieu soient cinq heures en dehors de toute atmosphère religieuse.

Il y a beaucoup d’éc les prôtestantes dans à

si UC

la province de Québec ; croyez-vous que ces | Lic écoles deviendraient catholiques par le fait co que quelqu'un irait faire le catéchisme pen- | la dant une demi-heure à la fin de la classe ? L te

Etudier cinq heures et demie sans entendre prononcer le nom du bon Dieu ; attendre | d que votre enfant soit fatigué, pour lui dire St qu'il y a un Dieu, qu'il doit le servir, que ce | d Dieu lui demandera plus tard compte de ‘h toutes ses actions ; y a-t-1il un homme raison- | p

nable qui voulût donner à une telle moquerie, le nom d'école catholique ?

Question.—Mais dans bien des collèges et des écoles do:ne-t-on plus qu’une demiheure par jour de catéchisme ?

Réponse.—Amis lecteurs, il y a des gens bien méchants dans le monde. L'autre jour, un compagnon de collège me disait qu'il n'avait eu d'instruction religieuse ou de catéchisme que deux fois par semaine — le jeudi et le dimanche. Je le regardai fixément, il eut la pudeur de rougir ; sa conscience lui disait qu’il venait de proférer un mensonge, mais une dizaine de partisans politiques étaient là et il fallait leur faire croire que M. Greenway accordait autant d'instruction religieuse aux enfants catho-

me penasse ?

ntendre attendre lui dire , que ce mpte de > ralsOnlle mo-

Ilèges et e demi-

les gens tre jour, ait qu'il ou de ne — le lai fixéa COnsérer un artisans ur faire autant

catho-

que ces le fait

liques du Manitoba que nos supérieurs de

collèges en réclamaient pour leurs élèves de

E la province de Québec. J'ai énuméré le L temps qu'on employait dans nos collèges à

l'instruction religieuse. D'abord la prière

) du matin et un quart d'heure de méditation | sur les devoirs d’un chrétien ; n'est-ce pas 2 dui’catéchisme tout pur ceci? Après une : heure d'étude, les élèves montent à la cha-

pelle pour entendre la messc.

La messe ! mais c’est la plus belle page du

catéchisme.

Avant et après chaque classe, avant et

après chaque étude, on invoque l’Esprit- | Saint et l’on se met sous la protection de la

Sainte Vierge. Puis, chaque soir, avant le souper une demi-heure ide catéchisme sous forme de lecture spirituelle. Ajoutez à cela l'étude de l’histoire sainte, puis l'explication

| de la lettre du catéchisme une fois ou deux

par semaine comme on fait aux enfants de la première communion. N'oublions pas un cours suivi d' instruction religieuse dans chaque classe.

Question —On peut donc apprendre ià religion dans d’autres livres que dans le petit catéchisme à l’usage des enfants ?

e Di

Réponse.—Certainement. Une mère qui fait apprendre les Acuze articles du Symbole

des Apôtres à ses enfants, leur fait apprendre.

le premier catéchisme qui ait jamais paru dans l'Eglise et que les premiers chrétiens étaient tenus d'apprendre avant de faire leur première communion. Quand vous faites réciter à vos enfants les dix commandements de Dieu, vous leur faites le catéchisme.

Ceux qui disent que nous n'avons pas beaucoup de catéchisme dans nos collèges, couvents et écoles, me font penser à cet homme qui, après avoir parcouru les rues de Montréa! pendant une semaine, se plaignait de n'avoir pas pu voir la ville parce qu’il y avait trop de maisons.

Question.—Considérez-vous que la présence d’un crucifix dans une classe, soit une lecon de catéchisme ?

Réponse.—La meilleure lecon qu’on puisse donner aux enfants et aux peuples en général ; la croix est le résumé complet de toute la religion, le livre où l’œil de l'enfant va chaque jour lire un feuillet de l’histoire de son divin Maître ; la croix ! c’est le drapeau d’un catholique. |

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