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d’une question de parti une question de principes sacrés ?
J'ai espéré, à un moment donné, que nos gouvernants actuels nous donneraient nos écoles.—Je l’ai dit et redit en hauts lieux.— J'ai même fait des avances ; j'ai réellement essayé de traiter avec le nouveau gouvernement, et j'aurais accepté avec reconnaissance nos droits scolaires de la main d’un compatriote ; mais je n’ai pas rencontré l'accueil que j'étais en droit d'attendre, et ce n’est certes pas de ma faute.
Puisque l’on voulait la conciliation pourquoi ne pas la pratiquer avec le clergé comme on l'a pratiquée avec McCarthy qui a juré la destruction de nos écoles ?
Pouvons-nous accepter moins aujourd’hui
quand nous avons refusé beaucoup plus il y
a neuf ou dix mois ?
Demande.—On vous accuse de vouloir créer des embarras au pouvoir public actuel ! !
Réponse. —Mais est-ce que les catholiques des Etats-Unis, d'Angleterre, de Belgique, de France et d'Allemagne qui réclament des écoles élémentaires catholiques et font des sacrifices énormes pour soutenir celles qu'ils
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de la politique et de vouloir embarrasser leurs gouvernements ?
Ne voit-on pas que la question est la même dans le monde entier et que tout vrai catholique doit en prendre son parti et suivre
. franchement la direction donnée par le pape
et les évêques ?
Demande.—Mais où voulez-vous en venir, espérez-vous réussir ?
Réponse.—Nous voulons recouvrer nos droits, et nous espérons fermement réussir !
Il n’est pas possible que la constitution soit constamment méconnue, et nous avons, en outre, la bonne fortune d’avoir obtenu un
| jugement favorable de l'honorable Conseil
privé d'Angleterre.
Demande.—Oui, mais ce jugement ne dit pas qu'il faudra rétablir les écoles séparées ni même un état de choses semblable à celui de 1890.
Réponse.—Le jugement del’honorable Couseil privé anglais dit : Mettons en regard la situation des catholiques romains avant et depuis les actes dont ils appellent. Avant que ces actes fussent devenus lois, il existait dans la province des écoles confessionnelles
dont le contrôle et la gestion étaient entre lés mains des catholiques qui pouvaient choisir les livres d'enseignement et déterminer le caractère de l'éducation religieuse à donner. UE
Ces écoles recevaient leur quote-part des P sommes affectées aux fins scolaires sur le produit Ê des taxes générales de la province et les LS 1 deniers réalisés pour les besoins scolaires | © par cotisations locales perçues des catholiques étaient appliqués exclusivement à l'instruction des écoles catholiques.
—Les honorables juges disent ensuite que par les actes de 1890 cet état de chose a été changé et il conclut :
‘ En face d’une pareille situation, il esf, ce semble, impossible de dire que les droits et les privilèges de la minorité catholique romaine en ce qui concerne l'instruction publique donnée avant 1890 n'aient pas reçu d'atteinte.”
—Les honorables juges disent plus loin : ‘“ En fait ; l’objection des catholiques romains à des écoles comme celles qui reçoivent seules les subventions de l'Etat sous l'autorité de l’acte de 1895, est consciencieusement et solidement fondée.”
Quelle est donc la conclusion de ces con-
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‘“ Toute cause légitime de plainte dispa-
| raîtrait, si ce système (celui de 1890) avait | pour complément des dispositions propres à } faire cesser les griefs sur lesquels est fondé
l'appel, et s’il était modifié de façon à | donner effet à ces dispositions.”
Demande.—Or quels sont nos griefs ?
Réponse.—Nos griefs consistent en ce que l'on nous a enlevé quatre choses : 1° le con-
trôle et la direction des écoles ; 2° le contrôle B des livres de classe ; 8° la déicrmination de ) la nature de l’enseignement religieux ; 4° | notre quote-part des taxes municipales et de l'octroi législatif.
Pour faire cesser nos griefs il faut donc
| nous rendre ces mêmes droits.
1 est vrai que leurs seigneuries disent
| qu'il n’est certainement pas essentiel de rétablir
les lois abrogées par l'acte de 1890 ni de remettre en vigueur les dispositions mêmes de ces lois. Soit. Nous ne refusons pas d’accepter des modifications secondaires, mais il faut que tout arrangement ou tout règlewent ou toute loi, destinés à nous rendre nos droits nous rendent et {e contrôle de nos écoles,
des livros et de l'enseignemevt religieux tel que nous l’entendons dans l'Eglise catholique, et notre part des taxes ou octrois scolaires.
Autrement le jugement de l’Hon. Conseil privé devient lettre morte. À Dieu ne plaise que l'on méconnaisse jamais, à ce point, le respect dû. à un document impérial revêtu de la signature de sa Majesté elle-même !
Agréez, monsieur, etc.