‹ Une visite dans les écoles du Manitoba [microforme]Chapitre 13 sur 16 · NT, ER · texte numérisé non relu

NT, ER

famille catholiques, exigé par le gouverne- … ment sous forme de taxes scolaires.

Question.—Mais, au moins, les frères et les sœurs peuvent enseigner le catéchisme pendant la demi-heure acçordée par Greenway ?

Réponse.—Tous ceux et celles qui seront Æ l'or autorisés par le curé de l'endroit où setrouve . Æ A. l’école, pourront enseigner d’après le règle- LE tax ment. Mais pour enseigner à une heure fixe | ser de 34 à 4 heures, il faut habiter non loin de À l’école. Comment voulez-vous que des frères et des sœurs se mettent à parcourir chaque he d'e jour tous les rangs des différentes paroisses du Manitoba ? Uomme un instituteur ne

peut faire qu'une école par jour, jugez du LD. A ] nombre de catéchistes qu'il faudrait à Mgr D Langevin pour donner l'instruction reli- | cn gieuse à ses enfants. Il lui faudrait engager l'ai 200 instituteurs, fui iraient attendre à 84 à bie heures, les élèv catholiques de chaque à école. Qui pai:. ces instituteurs qui de- L qu manderont aussi cher pour cette demi-heure # %? que pour faire la classe toute l'après-midi ? dé Qui paiera ces professeurs de catéchisme ? eni

no!

Vous voyez, mes amis, qu'en pratique cette permission de faire du catéchisme une demi-

» d'une enquête faite par eux, et vous verrez

‘heure, est illusoire et ne donnera aucune satisfaction.

Question.—De ce temps-ci, on parle beau-

coup de ceux qui ont à supporter le fardeau

de l'entretien des écoles ; on parle des contribuables, de ceux qui paient les taxes et l’on dit avec arrogance : Monseigneur L. P.

À. Langevin et les prêtres ne paient pas de taxes ; s'ils payaient comme nous ils ne seraient pas si exigeants : est-ce vai cela ?

Réponse.—Novs connaissons depuis longtemps ceux qui parlent ainsi; plusieurs

d'entre eux doivent leur instruction aux

prêtres.

Pour toute réponse, je dirai que monseigneur L. P. À. Langevin a payé plus de cinq cents (500) piastres de taxes scolaires, l’an dernier, cinq cents piastres, remarquez bien. Vous n'avez qu'à dire à ceux qui se plaignent que le clergé ne donne rien,

que, s'ils veulent seulement donner dix

centins contre une piastre que monseigneur dépense chaque année pour l'instruction des

enfants pauvres de son archidiocèse, nous

nous offrons à payer toutes les dépenses

Le 0

ce que c'est que le cœur d’un archevêque pour ses enfants Il est pénible d’avoir à répondre à de telles calomnies. Les évêques et les prêtres qui ont fondé non pas des centaines, mais des milliers de maisons d’éducativn, les évêques et les prêtres qui pourvoient aux dépenses de tant d'élèves, non-seulement dans nos collèges et nos couvents, mais dans chaque école de nos . paroisses, sont accusés de ne pas payer pout l'éducation !—Il faut être bien méchant pour : parler ainsi. | | Au Manitoba, les curés ont une ferme dont : Æ mo ils paient les taxes’ comme tout autre con- : ! pa tribuable ; plus que cela, une ferme dont le Æ pré revenu très souvent est employé à habiller Æ de

les enfants pauvres, et à leur acheter des M Die livres pour leur permettre d'aller à l'école. © dor Dans les provinces de Québec, d'Ontario, pre du Nouveau-Brunswick, de la Nouvelle- pre Ecosse et autres, ceux qui donnent le plus | c'e: pour les écoles sont les évêques et les prêtres; Æ pos et cela au su de tout le monde, même au su | . me de ceux qui disent que les prêtres ne donnent ! là rien pour l'éducation ; ils mentent effronté- de ment et ils savent qu’à l'heure du jugement du de

général, en face de l'univers entier, ceci leur.

LME

sera reproché comme une noire calomnie et un odieux mensonge. Mais pour détruire l'influence du clergé, il y en a qui ne re-

culent pas même devant les menaces de

l'enfer.

Question.—Les enfants par la nature, appartiennent à leurs parents; et si les pères de famille cathcliques veulent envoyer leurs enfants aux écoles sans Dieu, n’en ont-ils pas le droit ?

! Réponse.—Je réponds de toute la force de

mon âme, non, mille fois non, ils n’en ont

pas le droit.—Il y a une vie infiniment plus précieuse que la vie de la nature, c’est la vie de la grâce. Un enfant baptisé appartient à Dieu qui l’a adopté, à Dieu qui veut lui donner en héritage des biens éternels. La première femme, Eve,disait en regardant son premier-né : j'ai possédé un homme par Dieu ; c'est de Dieu, l’Auteur de tous dons que vous

. possédez ces enfants ; Dieu ne veut pas seule-

ment que vous les fassiez baptiser—ce n'est là qu'un de vos devoirs, amis lecteurs—le

devoir de les élever suivant leurs promesses

du baptême vous oblige tout autant que celui de les faire baptiser ; Dieu veut que vous les

Le te

envoyiez à une école où le professeur leur

parlera de Lui.

Dieu parle non seulement au ciel mais sur . | la terre où il a des représentants et les parents

chrétiens n’ont pas le droit de lui désobéir. Si vos enfants n'étaient sur la terre que pour manger, boire et dormir, s'ils n’avaient

pas d'âme, vous por'rie” pendant cinq

heures par jour, les con: : : “es instituteurs qui ont ordre de ne jamais p«rler du bon Dieu, mais vos enfants ont une âme, et l’église catholique veut que cette âme soit sauvée, et elle connaît mieux que nous ce qui est dangereux pour leur salut ou ce qui ne

l’est pas Malheur à ceux qui croient en :

connaître plus long qu’Elle : leurs enfants,

par la peine qu’ils causeront plus tard à ces parents rebelles, se chargeront de la venger.

Page 1