CE QUE NOUS DEVONS FAIRE
Question—Les choses étant ce qu’elles sont, que nous reste-t-il à faire ?
Réponse.—On n'enterre pas la justice ; il nous faut combattre à la suite de nos chefs les évêques. Il faut demander justice au parlement fédéral et, si ce parlement nous
refuse des droits qu'il nous a lui-même ga
rantis dans un pacte solennel, nous irons en
LTÉE
Angleterre frapper à la porte du Parlement . Impérial —Le Parlement Impérial est tenu en honneur et en justice de nous protéger, et espérons qu'il le fera.
: Question.—En attendant, faui-il soutenir les écoles catholiques du Manitoba ?
Réponse.—Certainement, il le faut. Nous ne serions pas dignes d’être Canadiens-fran- | çais, si nous laissions nos compatriotes per- , dre leur langue française, si nous les laissions etposés à perdre leur foi et à agoniser . Jentement, sous l’étreinte de leurs persécu- : # teurs. Quoi ! Nous sommes près de deux op : millions de catholiques etenviron cent mille eee - non-catholiques du Manitoba, forcent les pères catholiques de cette province à payer : pour le soutien des écoles, où le pape leur . … défend d'envoyer leurs enfants, et nous hési- … terions à donner 25 centins pour les aider à : Ë 1 A - soutenir leurs écoles catholiques, en atten- Fu € : : dant qu'ils obtiennent justice ? L'amour 1 } k * que nous devons à notre Sainte Religion, le S D respect que nousdevons avoir pour la parole du pape et de nos évêques, la force que nous donne l'engagement solennel de la Reine, ).. la voix du sang qui se fait entendre au fond | de nos cœurs, tout cela serait impuissant à
ranimer notre courage, à secouer notre in.
différence ? Le sacrifice de quelques centins peut faire lever le plateau de la balance où sont pesés nos droits. de catholiques et de canadiens-français, et nous hésiterions ?
Que signifient donc ces cris d'enthousiasme et ces applaudissements prolongés, lorsqu’ax jour de la St-Jean-Baptiste, du haut de milliers de tribunes, nos orateurs s’écrient :
Nous sommes canadiens-français, et nous. . ve en sommes fiers. (Oui ! oui). Nous*respec-. di tons les droits des autres, mais nous vou- ! na
lons qu’on respecte les nôtres, et malheur à celui qui voudrait enlever une parcelle du moindre des droits du plus pauvre et du plus misérable des canadiens-français du Dominion, nous serions là pour protester de-. toute l’ardeur du noble sang qui coule dans nos veines. (Oui ! Oui!) Nous sommes catholiques, et trois fois malheur à ceux qui voudraient nous empêcher d'écouter la voix.
de notre Saint Père le Pape et celle de nos.
Evêques. (Oui ! Oui !) So ET
Ces paroles ou d’autres semblables, mille fois applaudies, ne seraient-elles que pure L déclamation ?—Un peuple qui crie qu'il est prêt à donner son sang pour le salut des
siens, hésiterait-il à donner quelques centins pour venger son droit outragé, pour remettre à la place d'honneur dans l’école le crucifix qu'on y a enlevé ?
Il n’y a pas à balancer ; évêques, prêtres et fidèles n’ont qu’une seule ligne de conduite à suivre : obéir. (Croyez-vous que dans une question qui intéresse autant l’âme des enfants de qui Jésus dit : ‘“ Laissez venir à moi les petits enfants, ” croyez-vous, dis-je, que notre Saint Père le Pape en connaïsse pour le moine autant que MM. Greenway, Dalton McCarthy, Chiniquy ?
À vous de choisir, car la question n’est pas libre : il faut être ou du côté du Pape qui respecte les droits des protestants comme ceux des catholiques, ou du côté de Greenway qui a fait passer un bill pour abolir pratiquement la langue française et un autre pour prendre l'argent des catholiques afin d'instruire les protestants. — Hésiter un instant, serait déjà une infamie.
Des écoles sans Dieu, délivrez-nous, Sei- ‘gnenr.
h à Méditons bien cette partie de la lettre … encyclique de Léon XIII, au peuple français.
ce. A0 2:
Voici ce que dit Léon XIII dans son Encyclique au peuple français, du 8 février 1884 : ;
“ L'Eglise, qui garde et défend l'intégrité À L dela foi, l'Eglise, qui en vertu de l'autorité "ư/cane qu'elle tient de Dieu, son fondateur, doit Æ
appeler aux bienfaits de la civilisation chré- R tienne toutes les nations, et qui, par suite, Q doit alternativement surveiller l'instruction … . re et l'éducation des enfants qui sont placés … | liqu par le baptême sous sa puissance, a toujours d'en formellement condamné les écoles appelées R.
mixtes ou neutres ; elle a maintes et maintes Q fois averti les parents d’avoir à demeurer arge sur ce point si essentiel, toujours vigilants. R En obéissant en cela à l'Eglise, on chéit em curé même temps à l’utilité sociale, on pourvoit 24 | Gan excellemment à l'intérêt commun.” L tant dit «
Le | (deu