SUR LA QUESTION SCOLAIRE
Le dimanche, 22 novembre, Mgr. l’archevêque a donné le sermon suivant, à la grande messe, à la cathédrale de Saint-Boniface :
liques vous n’auriez pas vu tous nos suisses
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08 Suisses :
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… Depositum Custodi—Telle est, mes chers frères, la devise que j'ai prise au jour de li mon sacre, et en choisissant ces paroles j'ai “entendu dépenser toute ma vie pour conser- . ver intact le dépôt sacré de la foi qui m'était
confié. Et vous n’ignorez pas que l’éducation catholique occupe une place de choix
dans ce dépôt confié à le vigilance des pas-
teurs. Aujourd'hui, est un des plus tristes et des plus sombres jours de ma carrière épiscopale ; aussi est-ce l’âme brisée que
| j'apparais devant vous.
Les négociations qui ont eu lieu entre les
aûtorités locales de Winnipeg et les autorités fédérales d'Ottawa ont abouti à une entente
qui est donnée comme le règlement de la grave question scolaire. D'abord je proteste contre ce mot de règlement.
Dans une question en litige, rien n’est réglé si les deux parties intéressées ne s’entendent point entre elles. Nous sommes, j'oserai dire, la partie la plus intéressée dans
cette questien scolaire manitobaiïne ; il s'agit
pour nous d’une chose vitale, d’une affaire de conscience, d’une question de vie ou de mort
La majorité qui jouit des écoles établies
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