‹ Une visite de noces comedie en un acte (volume 2)Chapitre 13 sur 31 · SCÈNE TROISIEME · texte numérisé non relu

SCÈNE TROISIEME

LEBONNARD.

Ce n’était pas mon secret; cl puis il n’y avait pas de danger pour toi. Ce n’était ni une jeune fille ni une veuve que lu aurais pu épouser, ce n’était que la femme d’un autre. Au fond, je crois qu’elle t’aimait plus qu’elle n’aimait don Alphonse, mais elle était bien forcée d’en passer par où il voulait pour rentrer dans scs lettres, d’autant plus qu il connaissait sa nouvelle liaison, et ce n’est que le onze octobre soix ante-cinq qu’elle a obtenu son dernier petit morceau de papier.

DE CYGNE ROI

Soixante-oinq?

LEBONNARD.

Soixante-cinq.

DE CYGNEROl.

Alors, sur mes trois ans...?

LEBONNARD.

Don Alphonse te redoit quinze mois environ.

DE CYGNEROl.

Et c’était chez toi que...?

LEB ONNARD.

Que les comptes se faisaient. En somme, c’était plus convenable pour tout le monde. Et puis madame de Morancé me l’avait demandé avec tant d’instances, comme le prouve celte lettre.

Il passe une lettre 1 Caston.

UE CYGNEROl, lisant.

« Oui, je me souviens de tout et je ne regrette rien... *

LEBONNARD, TÎTemeDt.

Ce n’est pas ça! ce n’est pas ça ! '

DE CYGNEROl.

C’est pourtant son écriture aussi I

LEBONNARD.

Oui, mais c’csl pour une autre affaire... Donne! donne!

DE CYGNE ROI , regardant l’enreloppo.

Mais la lettre t’est adressée?

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