‹ Une visite de noces comedie en un acte (volume 3)Chapitre 23 sur 85 · SCÈNE CINQUIÈME 1H · texte numérisé non relu

SCÈNE CINQUIÈME 1H

DE CYGNEHOI.

Et combien aviez-vous écrit de lettres à don Alphonse ?

LYDIE

Deux ! - . '

Toujours deûx. »

LYDIE

El un petit billet insignifiant qu’il m’a rendu par-dessus le marché. . .

DE CYGNEROI.

Par-dessus le marché ! Mais, au lieu de consentir à ce honteux trafic, il valait mieux tout me dire.

-- LYDIE

J’y ai bien peusé, mais il aurait envoyé mes lettres à mon mari. C’était Othello doublé d’Yago. Il n’y avait pas d’et-veis, comme vous voyez. Oh! j’ai bien souffert, allez! Eh bien, à peine délivrée de cet horrible cauchemar, il n’y a pas d’autre mot, et quand je pouvais enfin me dire toute à vous, certaine que vous ne sauriez rien, au moment où j’allais être heureuse, vous m’abandonnez brusquement. C’était le châtiment que je méritais, je le sais bien; mais, pour être mérité, un ehàlimt nt n'en est pas moins dur ! au contraire. Savez-vous qu’une heure après votre départ je me suis empoisonnée. Sajis Lebonnard, j’étais morte.

DE CYGNEROI.

Et alors par reconnaissance... ,

LYDIE-

Pas même, mon ami! Quand je fus revenue à la santé, tout était détendu en moi et le sens moral était anéanti. J’avais comme Ja *oîf du mal. J’en étais arrivée à la curiosité des émotions ions lendemain, des amours sans amour, des rencontres anonymes. L’amonr m’avait fait tant souffrir, il m’avait tant humiliée, que je voulais le déshonorer, lui arracher scs ailes, le traîner

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