‹ Une visite de noces comedie en un acte (volume 3)Chapitre 24 sur 85 · UNE VISITE UE NOC-ES · texte numérisé non relu

UNE VISITE UE NOC-ES

dans la boue. Ce pauvre Lebonnardl je vous demande un peu si c’était lui qui pouvait me rendre mon idéal perdu ! Où avaisje la tête? Non, écoutez, Lebonnard passionné, c’est ce qu’on peut imaginer de plus comique. Je ne l’oublierai jamais et j’en rirai toujours.

DE CVGNEROf.

Malheureuse! tù en êtes- vous arrivée?

LYDIE

Vous me demandez de vous dire tout, je vous dis tout. Qu’estce que cela vous fait què j’aie été la maîtresse... oh! le vilain motl — mais il faut bien le dire — que j’aie été la maîtresse de celui-ci ou de celui-là, et que le souvenir de l’un me donne envie de pleurer, et que le souvenir de l’autre me donne envie de rire !

Cela me fait... cela me fait qu’il y avait une portion de votre vie qui était à moi, pendant laquelle je croyais avoir été aimé de vous et pendant laquelle vous me trompiez ; cela me fait cnbn que vous vous êtes moquée de moi, et qu’après avoir été ridicule pour vous, je le suis, polir moi-même; car enfin, si j’allais à Lyon et au Havre, tâoi, pendant ce temps-là, c’est que je vous aimais.

LYDIE

Est-ce vrai ?

DE 0 YGNKR01. .

Certainement c’est, vrai ; sans ça, pourquoi y serais-je allé ?

LYDIE

Ah ! que vous me rendez heureuse! Rassurez-vous, vous n’avez pas été ridicule; je n’ai jamais aimé que vous. Quoi que je lisse, je ne pensais qu’à vous, et votre image était toujours là. Figurez-vous qu’un soir, i4 n’y a pas longtemps de cela, j’ai voulu revoir cet appartement du Havre où nous avions passé de si douces heures ensemble. Je suis partie ; je suis arrivée toute

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