‹ Une visite de noces comedie en un acte (volume 3)Chapitre 28 sur 85 · SCÈNE VI · texte numérisé non relu

SCÈNE VI

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L à D I E, »eule; puis LEBONNARD.

LYDIE, agitant (on mouchoir comme pour chasser le mourais air, s’essuyant la bouche et jetant son mouchoir sur la tahlo.

Pouah !

LEBOSSARD, entrant.

Eli bien?

LYDIE

Eh bien, vous aviez raison, mon ami, c’est écœurant. Il a cru que j’avais été la maîtresse de ce don Alphonse que vous avez inventé , de ce lord Gambertiold à qui je n’ai jamais adressé la parole, et de vous qui êtes un ami loyal et dévoué. J’aurais pu vous adjoindre un Chinois et un Touareg , il y aurait cru comme aux autres. Et quand il a été bien convaincu de mon infamie, quand il a pensé que, grâce à toutes ces expériences, à tous ces désordres, à toutes ces débauches, j’étais devenue une femme de plaisir, quelque chose comme mademoiselle Castagnette, il s’est mis à m’aimer , si l’on peut se servir de ce mot sacré pour exprimer la passion la plus brutale et le désir le plus bas. Ah ! si nous savions avant ce que je viens de savoir après! Pouah !... Débarrassez-moi de ce monsieur, n’esl-ce pas ? Que je n’entende jamais parler de lui, que je le croie mort, que j’ignore qu’il a vécu! Je vais prendre l’air, j’en ai besoin , je serai ici pour dîner. Je n’aurais jamais cru qu'on pût tant mépriser ce qu’on a tant aimé.

Elle sort.

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