T- UNE VISITE DE NOCES
domestiques, et, s’il y avait quelque Ranger pour moi à entrer chez vous, faites à votr-e fenêtre le signal convenu! » Ainsi, elle «Hait chez toi? •
’ ' LEBONNARD.
Souvent. • . . -
DE CYGNEROI.
Et moi, elle me faisait aller à Lyon ou au Havre.
LEBONNARD.
11 ya des hommes qu'on aime mieux dans certaines villes. Moi, j’ai connu « une grande et honneste dame,» comme dit Brantôme, qui ne m'aimait qu’à Dombasle, dans la Meuse. Je ne sais pas ce* que ce pays-là lui rappelait, mais elle ne voulait pas absolument * m’aimer autre part. Je dois à la vérité de déclarer qu’une fois là, elle m’aimait bien; Continue. " - . •
DE CYGNEROI.
C’esi tout. '
Eh bien, elle est venue ce jour-là, parce qu’elle voulait rentrer en possession des lettres que don Alphonse ne voulait pas lui rendre, car c’est une femme qui veut toujours qu’on lui rende ses lettres. C’est même depuis cette leçon qu’elle s’est décidée à signer Alfred, quand elle t’écrivait, à toi et à d’autres.
DE CYGNEROI.
Comment, à d'autres?
LEBONNARD.
Peut-être. Moi, jè ne connais que cette histoire-là. Cependant, je crois que, depuis quelque temps, il y a du nouveau. Il vient ici un grand diable d’Anglais...
- * v DE CYGNEROI,
Et pourquoi, à l’époque où ces choses-là se passaient, ne me
les as-tu pas fait connaître? . . •>
SGjÈ|N;B TROISIÈME >■ . 2
i/e bonnard. » v
Ce n’était pas mon secret; et puis il n’y avait pas de danger pour toi. Ce n’était ni une jeune fille ni une veuve que la aurais pu épouser, ce n’était que la femme d’uu autre. Au fond,jecrois qu’elle t’aimait plus qu’elle n’aimait don Alphonse, mais elle était bien forcée d’en passer par où il voulait pour rentrer dans - c ses lettres, d’autant plus qu’il connaissait sa nouvelle liaison, et ce n’est que le onze octobre soixante-cinq qu’elle a obtenu son dernier petit morceau de papier.
Soixante-cinq?
Soixante-cinq.