‹ Une visite de noces comedie en un acteChapitre 30 sur 83 · ONE VISITE DE NOCES · texte numérisé non relu

ONE VISITE DE NOCES

que chose. Ce serait si naturel! Une femme seule > abandonnée !

LEBONNARD.

Madame de Morancé a été une fois au Havre, une fois à Lyon , avec toi. Tout le reste, c’est moi qui l’ai inventé, ma parole d’honneur! cl Dieu sait quelle peine j'ai eue à lui faire accepter, à lui faire comprendre, à lui faire répéter ce rôle qu’elle a joué tout à l’heure, très-bien, à ce qu’il parait. Prend s-en ton parti, mon pauvre ami, elle est irréprochable, et ce n’esl pas avec le lièvre que j’ai levé que tu feras le Givet que tu rêves!

. *■ - DE CÏGNEROl. -, .

Bien? rien? rien? -

LEBON N A R t) .

Rien. • -

DE CÏGNEROl.

. Pas le plus petit morceau...

•LEBONNARD.

De mouche ou de vermisseau. ’ ,

DE CÏGNEROl.

Ainsi ce qu’elle était tout à l’heure ?

LEBONNARD.

Elle avait seulement l’air de l’être pour te reprendre. Mais, maintenant qu’elle voit que tu l’aimes toujours, elle veut bien que tu saches, c’est ce que je suis chargé de te dire, que tu vas la retrouver chaste, calme, modeste, dans une petite maison qu’elle va louer à quelques lieues de Paris, où elle vivra toute seule, où tu viendras la voir quand tu pourras, car elle ne veut pas d’une fuite ni d’üu scandale. Vous passerez la journée comme autrefois à faire de la musique, à causer, à lire. Quand ta ne pourras pas venir, elle l’écrira, par mon entremise.

DE OYGNEROI.

Alfred?

LEBONNARD.

Alfred ; quelle douce vie !

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