‹ Une voile a la mer poesiesChapitre 54 sur 57 · LES LARMES DE LA FRANCE · texte numérisé non relu

LES LARMES DE LA FRANCE

Larmes de sang!-, larmes de la patrie!... De vous venger quand l’heure sonnera, Nous le jurons!... pauvre France meurtrie! Oui de ta cendre un peuple renaîtra!.. .

Ils sont venus en colonnes pressées,

Le cœur gonflé des haines entassées...

Ils sont venus, tandis que tu dormais... Foulant aux pieds notre sainte bannière. Ils ont chanté ta défaite, ô ma mère!... Cet afiront-là ne s’efface jamais ! . .

Et quand, soudain, sous l’insulte, éveillée, Tu dis ; La mort\-. plutôt qu’être souillée.

Un point déjà montait à l’horizon ..

Tu combattais, confiante, et dans l’ombre. De toutes parts planait un voile sombre. Car ce point noir se nommait trahison!-.

Mais un instant, courbé sous la ralTale, Vois-tu déjà, vois-tu, prince vandale.

Se relever le pavillon français!...

Enivre-toi d’orgueil et de démence...

Un jour viendra, jour de sainte vengeance l... Où Dieu, par nous, punira tes forfaits!...

Larmes de sang!... larmes de la patrie!...

De vous venger quand l’heure sonnera,

Nous le jurons!... pauvre France meurtrie!... Oui de ta cendre un peuple renaîtra!.-.

Juillet 71.

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