‹ Une vois d'en basChapitre 25 sur 80 · PETITE FILLE · texte numérisé non relu

PETITE FILLE

Clicro pclilo lillc.

Qui- ]);i]nlloii amuse et réjouit souvent,

Des pre's à la charmille Tu parais comme lui fabandonuer au vent.

Ce passant qui l'embrassf tSe rappelle, pauvre homme! un ange bien-ainn',

Eclat de rire et grâce.

Sur le père et l'enfant le ciel s'est referme.

Tu vas, insouciante Aux pleurs qui t'ont mouillée, en folâtrant chercher

Légère et sémillante, Tn rayon de soleil qui les fera sécher.

Déjà ton rire éclate ; Il semble dissiper les noirs soucis du deuil.

Insensé qui se flatte Que la douleur jamais n'attristera son seuil.

Je crains, ombre légère, 'i'ous les vents meurtriers, les ravages qu'ils font.

Dieu dans le cœur d'un père Mit une immense joie et la terreur au fond.

Cette enfance, si belle.

Souvent n'est qu'une fleur que le temps dédaigneux

Eff"euille d'un coup d'aile, Alors qu'il nous dérobe un horizon brumeux.

Le chagrin nous menace.

11 est peu d'heureux jours. La vie, ô mon enfant.

Est belle à sa surface ; Mais le fond en est triste, on pleure en le voyant.

Que t'importent ces choses !

Pour toi, rieuse enfant, le soleil est partout ;

Toutes les fleurs sont roses, Tous les chemins sont courts, et la joie est au bout.

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