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Allez, L'i dites-leur, à ceux qui sans regret
Chevillent iVichafaud, hissent le couperet.
Que l'on peut du cerveau soulager les misères.
Puisque ainsi que le sang l'esprit a ses ulcères ;
Que la science enfin doit, tendant ses ressorts,
iîedresser la raison comme elle fait du corps.
Oui, quand l'homme a failli, trompant toute prudence,
Au fond de son erreur plaçons la Providence.
Couvrons-le de nos soins, ainsi qu'un exilé
Qu'on rend à sa patrie. Alors, désaveuglé,
1^1 voyant le pardon trôner seul et sans armes,
Poiu- ]aver son passe' ses yeux auront des lai'mes.
Vin
IJi quoi I l'on n'a jjas mis dans le fatal plateati L'isolement qtii prit cet homme à son berceau ! Et voici le grand jour, voici la foule en masse. Le fer des lois qui Jjrille au-dessus de la place ; Ht voici le soleil qui semble s'e'tonner Du spectacle effrayant qu'on ose lui donner ! Sous ses feux le reflet d'une humaine he'catombc ! Pour premier chant, le bruit d'une tète qtii tombe ! Et dans les airs le'gers, aux rayons doux et chauds, Oit un tronçon sanglant ; ce fruit des e'chafauds Que la justice cueille, altière souveraine, En rougissant les pieds de l'aurore sereine.