‹ Une vois d'en basChapitre 8 sur 80 · I.KS l'OKTS · texte numérisé non relu

I.KS l'OKTS

El sur nos ports, voici le travail où la peine

Dans les rides du front semble avoir mis la haine.

Voyez ce travailleur, le visage liâle'.

Qui paraît e'crase' sous un sac plein de ble' ;

•Celui-ci, soulevant, de sa robuste e'paule.

Deux cents kilos pesants de ferraille et de tôle ;

Et celui-hi qui puise au fond des grands marnois

Cliarbon de terre et plomb; l'autre, entassant du bois ;

Les antres qui, sifflant leurs chansons monotones,

Font rouler sur la berge et barriques et tonnes.

•Ce n'est que bras tendus, que dos courbe's, que fronts

Reluisants et mouille's comme des avirons.

Et cet autre, là-bas, sublime misérable.

Qui s'est fait, pour six mois, pauvre pêcheur de sable ;

Et ces bons de'bardeurs qui déchirent les trains

Tandis que le soleil leur darde sur les reins ;

Travaillant, presque gais, à l'air qui les sature

Avec de l'eau, messieurs, jusques à la ceinture !

Ah! n'est-ce pas qu'à voir ces hommes ainsi faits,

On est presque tenté de les croire mauvais?

Qu'on dirait des damnés échappés du Tartare,

Subissant parmi nous un jugement barbare?

N'en croyez rien, allez! La teinte d'àpreté

Que reflètent leurs traits n'est point méchanceté;

Os hommes ont un cœur où la tendresse brille,

Et chacun d'eux, aussi, nourrit une famille!

L'homme grossier naquit de la nécessité; Détruisons le besoin, et la brutalité Fuira dans le désert de sa caverne sombre. Tandis que la douceur s'éveillera dans l'ombre.

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