LES LAVANDIÈRES
Sous un ciel large et pur, vers le bord des rivières, Descendent en sabots nos fraîches lavandières, Fennnes au haut parler, qui possèdent le don De nommer franchement les choses par leur nom ; Energiques beaute's, superbement alertes.
Qui jettent des e'clats de rire aux ondes vertes. Quand, blanches de savon, les pierres du lavoir S'èlmmlcnt sous les coups redoublés du battoir.
Riches, payez-les bien; car, quelque temps qu'il fasse. Toujours nous les voyons, au soleil, dans la glace. Tordre au-dessus des eaux, charriant des frimas, Le linge éblouissant que leurs enfants n'ont pas.