‹ Une voix d'en basChapitre 24 sur 96 · PETITE FILLE · texte numérisé non relu

PETITE FILLE

Frêle petite (ille Que papillon amuse et réjouit souvent

De son aile qui brille , Comme lui , tu parais voltiger sur le vent.

. Le passant qui t'embrasse Se rappelle, ô douleur ! un enfant qu'il aimait ,

Qui possédait ta grAce ; Pauvre homme ! il l'a perdu ce trésor <|u'il gardait

Tu vas, insouciante Aux pleurs qui t'ont mouillée, en folâtrant cherclier.

Légère et sémillante, Un rayon du soleil pour les faire sécher.

Déjà, ton rire éclate, Et semble dissiper les noirs soucis du deuil....

Vainement on se flatte De ne les point trouver un matin sur son seuil?

Je crains, ombre légère, Que les vents de la mort ne soufflent sur ton front ;

Dieu , dans le cœur d'un père , Mit une immense joie, et la terreur au fond.

Que cette enfance est belle !

Hélas ! c'est une fleur que le temps dédaigneux

Effeuille de son aile.

Alors qu'il nous amène un horizon brumeux.

Le chagrin prend sa place ; Il est peu d'heureux jours. La vie , o mon enfant.

Est belle à sa surface ; Mais le fond en est triste : on pleure en le voyant.

Qno tiinporteiit ces choses; Pour toi, rieuse enfant, le soleil est partout ;

Toutes les Heurs sont roses ; Tous les chemins sont courts et la joie est au bout.

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