‹ Une voix d'en basChapitre 71 sur 96 · SCÈNE III · texte numérisé non relu

SCÈNE III

LAMORLIÈRE, CARNLT, LAMORLIÈRE.

Que ce valet est lent!

CARNUT, entrant a{>ecjoie, à Lamorlière.

Seigneur, boime nouvelle !

LAMORLIÈRE

Parle.

<:ah>ut.

J ai vu Siua!

LAMORLIÈRE

Fort bien , que répond-elle?

A-t-on lu mon billet?

CARNUT.

Cette juive est à vous Seigneur, sans en douter.

Vient-elle au rendez-vous Que je lui demandai? Voyons, parle au plus vite , Qu'a-t-elle dit? enfin!

CARNtT.

Rêvant la réussite , Je cheminais vers elle , en songeant en chemin , Comment je m'y prendrais pour remplir mon dessein. Sans crainte d'échouer; tromper la vigilance D'un père soupçonneux je perdais l'espérance De le pouvoir jamais; car, disais-je pensif, A moins d'être sorcier qui peut tromper un juif !

LAMORLIÈRE

Parle-moi de Sara...

CARNUT.

Bien. Donc, imperturbable Attendant qu'il me vienne un moment favorable, Je me plaçai debout en face de son huis. Quand je vis Ismaël embrasser Sara , puis Sortir et s'éloigner sombre de sa demeure ;

Bien, dis-je ; et d'un seul bond je m'élançai sur l'heure Vers le seuil du vieillard; je frappe , on m'ouvre; enfin Monseigneur, c'était elle...

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