‹ Une voix d'en basChapitre 72 sur 96 · LA3I0RL1ÈRE · texte numérisé non relu

LA3I0RL1ÈRE

Admirable! la fin De tout ceci ; fais vite.

CAUNUT.

Alors , tremblant de joie, Voici, dis-je, un billet qu'un noble vous envoie, Veuillez le recevoir ; oh ! le prendre et l'ouvrir Fut l'œuvre d'un moment; puis je la vis pâlir Lorsque ses yeux troublés en parcouraient les lignes , Puis soupirer ; d'amour ce sont bien là les signes, Car on vous aime encor; finissant le billet Et répandant sur moi son doux regard : « valet, « Dites à monseigneur, comte de Lamorlière, " Que j'accède à ses vœux; dites-lui que j'espère «Toute sa loyauté, toute ; retirez-vous, « J'irai. » Puis je sortis; donc, la juive est à nous.

LAMORLIÈRE

A merveille , Carnut , béni soit de ton zèle ; Va-t'en dire à Dubois qu'il fasse sentinelle , Dis-lui bien que ce soir une femme viendra , Que sans l'interroger vite il la conduira {Indiquant du geste par la croisée.) Au fond de ce jardin. Surtout point d'insolence. Point d'indiscrets regards...

CARNUT.

Monseigneur, à l'avance

Nos yeux se sont fermés.

LAMORLIÈRE

Pour avoir du secours Peut-être criera-t-on...

CARNUT.

Seigneur, nous sommes sourds.

LAMORLIÈRE

Et m'accusera-t-on de cette tentative.

CARNUT.

Vos gens sont muets.

Bien. J'attends ici la juive, Va chercher mon manteau, dépêche.

CARNUT.

Oui, monseigneur!

{Il sort.)

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