DE LA CONGREGATION DE NOTRE DAME
Nous venons devant vous, aujourd’hui, bonne Mère, Le cœur tout plein, tout plein de sentiments divers... Une fête aux enfants eut toujours don de plaire,
Mit toujours, plus ou moins, les têtes à l'envers :
Or, quand nous vous voyons, c’est toujours une fête, Et la joie en nos cœurs vient de plus d'un côté ; Aussi le mot que dit notre âme satisfaite,
Tout d'abord, est: Aerci, pour votre charité !
Mais si de notre Mère un rapide passage
Nous fait tant de bonheur, nous réjouit si fort ;
Son séjour parmi nous nous touche davantage,
Et fait naître en nos cœurs un bien plus vif transport, Or, vous nous demeurez pendant toute l’année ;
Vous êtes parmi nous présente par vos Sœurs ;
Et les soins que reçoit notre famille aimée,
Ils nous viennent de vous, source de ces faveurs, Jamais, pour tant d'amour notre reconnaissance
Me saurait répéter assez souvent: AZerci
4 Vous cultivez l'esprit, vous gardez l'innocence ;
Î O Mère, qu'à jamais votre nom soit béni !.…
Jusqu'ici tout est beau, tout est plein d’allégresse ; Ces premie:s sentiments sont doux comme l'amour. Pourquoi voir se lever l'ombre de la tristesse ? Pourquoi dans notre ciel un nuage en ce jour ?
Mère, c’est qu’un départ va briser la famille.
ERP ENe PET
Vous allez nous quitter, pour gravir le Coteau, À Loin du sein de sa mère, une petite fille ; Ne peut rien trouver bon, ne peut rien trouver beau. I Et pourquoi nous quitter? Ces antiques murailles I
N'ont-elles pas pour vous d'assez doux souvenirs ?
a Lis
M ue ee
Elles furent témoins des illustres batailles
Des triomphes brillants de nos premiers martyrs. C'est là que de ses mains la noble Marguerite
De ses nombreuses sœurs prépara le berceau :
Là que, dans une étable, illustre et pauvre gîte,
Elle créa pour nous un avenir si beau :
Là, pendant cinquante ans, prodigue d'elle-même, Trempant ce sol ingrat de ses noble sueurs,
Pour les petits, les grands, pour ce peuple qu'elle aime, Ses soins firent germer les épis et les fleurs :
Là ses grandes vertus, là sa forte prière
Formèrent à loisir sa congrégation :
Là battit son grand cœur, là sa noble poussière N'attend pour resplendir, que l’ordre de Léon.
C'est là, c'est dans ces murs, antique et chère enceinte, Qu'après elle ont vécu, la suivant pas à pas,
Tant d’autres vaillants cœurs, légion pure et sainte, Dont les noms de nos cœurs ne s’effaceront pas.
Ces Sœurs dorment aussi, sous le cher sanctuaire
Où nous venons prier la Mère de Jésus ;
Dans ces lieux qu’autrefois, captive volontaire,
La Recluse illustra de toutes les vertus.
Et notre vieille école, où de nos jeunes âmes
On dirige si bien l'élan vers le Seigneur :
Cet asile où nos cœurs alimentent les flammes
Qui déjà, pour le bien, brûlent avec ardeur !...... Quand vous serez bien loin, ou flanc de la montagne, Que deviendront ces lieux, antique et cher trésor P.…. Mais, non: Partez... Que Dieu toujours vous accompagne ! Vos enfants, loin de vous, vous aimeront encore.
La famille a grandi: la ruche est trop petite,
Ne peut plus contenir les merveilleux essaims :
Il vous faut plus d'espace, enfants de Marguerite !
Le Seigneur a sur vous d’admirables desseins. F