‹ Une voix d'outre-tombe [microforme]Chapitre 87 sur 116 · D EE À · texte numérisé non relu

D EE À

Etincelle d'amour, allumé au berceau Un Dans le cœur d’une enfant, du souffle de Dieu même ; & Son éclat, en naissant, était déjà si beau

Que de le contempler, c'était bonheur extrême. L Sous un front toujours pur, un regard rayonnant Re A chacun redisait : Respectez cette enfant ; 4

Le Bon Dieu la protège et l'aime, A

Mais le climat du monde est pestilentiel ; De son souffle glacé la corruptrice haleine Eteint presque toujours le feu qui vient du Ciel ; L'âme trouve en Dieu seul sureté douce et pleine. Si tu veux conserver la flamme des élus; 5) A seize ans quitte tout pour le Cœur de Jésus, Il t’appelle ; viens, Madeleine, Like entendit la voix; et, docile, son cœur, I Laissant, sans hésiter, les caresses du monde, Venait s'offrir lui-même aux pieds de son vainqueur Et choisir, près du Lui sa retraite profonde, Qui dira de quels soins, sous le regard de Dieu Elle entretint la vie et l’ardeur de ce feu Qui devait être si féconde !

Brûler seule est trop peu pour son ardent amour :

Autour d'elle étendant le divin incendie,

Elle embrase ses Sœurs dans son nouveau séjour,

Et jusqu’à ses enfants que l’amour lui confie.

Plus d’une, je le sais, cache sous ses soupirs dr

Et garde dans son cœur un de ces souvenirs Qui parfument toute la vie.

Flammes, croissez toujours! Bientôt on ia verra

L'âme de ces conseils que la prudence inspire. :

L'aimable modestie, en tous lieux, la suivra, ER:

Et son commandement, ce sera son sourire

Charme de la vertu! Cinq lustres tour à tour

Remettront dans ses mains le sceptre de l'amour, Si maternel est son empire.

Puis, quand on lui rendra sa douce liberté,

Descendant du pouvoir, modeste souveraine,

Elle ira ranimer dans son obscurité

Ces flammes de l'amour dont elle est toute pleine.

Dans le pauvre aimer Dieu, sera tout son désir :

Donnez pour ses enfants, vous lui ferez plaisir, Vos moindres petits bouts de laine:

Et le feu grandissait par ses soins assidus : Et son cœur ressemblait à la founaise ardente, Haletant sous l'effort, bientôt il n’y tint plus ; Un jour il se brisa : son âme impatiente Glissa comme la flamme en s’élevant aux Cieux. C'est elle que je vis, symbole gracieux

Comme une étoile rayonnante.

En arrivant au Ciel, elle a pu dire à Dieu :

Seigneur j'ai combattu soixante ans pour ta gloire. A ces mots entendez, dans le céleste lieu, Tous les Anges s'unir pour chanter sa victoire. Montez, 6 notre Sœur! Et déjà je la vois Sur le sein bien-aimé de la Mère Bourgeois.

De nous qu’elle garde mémoire |

Oui, Mère bien-aimée ! au ciel pensez à nous :

Que votre ardent amour embrase notre vie |!

Gravez dans notre cœur, en traits puissants et doux, Tant d’aimables vertus dont vous étiez remplie :

Et que Dieu vous accorde au séjour éternel, De voir sur votre cœur si bon, si maternel.

Votre famille reunie ! !!

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