‹ Une voix dans la fouleChapitre 15 sur 66 · LA REVENANTE · texte numérisé non relu

LA REVENANTE

0 mon Dieu, toujours cette femme Que ce fou voulut tant avoir !

Cette bouche baisée un soir, Et ces yeux qui m'embrasaient 1 ame !

Et ces mains qui cherchaient mes mains, Et ce cri : « Je t'aime ! je t'aime ! » Et la fuite au moment suprême, Et l'horreur de ces lendemains !

DIS CHIS DANS L\ Mil

Vous avez manque de courage Et vous ciltes peur Je l'amour, Vaine amante dont tour à tour J'adore et blasphème l'image !

Maïs est-ce vrai que je vous hais ?

Oh ! non, vous m'avez dit des choses Qui parfument comme des roses Ma vie et mes vers à jamais I

Ensorceleuse de mes rêves, Voire chant me revient parfois, Vague et lointain comme la voix Qu'on entend, la nuit, sur les grèves.

Oh ! je vous veux avec vos mains

Qui tremblaient, chaudes, dans les miennes,

Au long des terrasses anciennes

Que jonchaient alors les jasmins.

0 vous qui m'avez dit : « Je t'aime ! » Il me scmljje entendre vos pasi Mais non I Je rêve, et je n'ai pas Votre baiser sur ce poème.

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