‹ Une voix dans la fouleChapitre 2 sur 66 · C'ÉTAIT UN ROI · texte numérisé non relu

C'ÉTAIT UN ROI

A Henry-D. Davray.

C'était un Roi au manteau d'or Qui s'en venait du fond du soir.

Derrière lui pleurait la àSIort Et devant lui chantait l'Espoir.

Sur ses cheveux neigeait l'hiver Et dans ses yeux brûlait l'iité.

Son diadème était de fer, Son sceptre était de bois sculpté.

l4 UNE VOIX DANS LA FOULK

Un peu de sang- souillait sa main Que parfumait l'odeur des fleurs.

Mêlant la ronce au doux jasmin, Il souriait parmi ses pleurs.

De tous les seuils, des vieillards fous Le menaçaient, criant de loin, Ou bien, ployant leurs durs g-enoux, A son aumône ouvraient le poing-,

0 roi dolent, ô roi joyeux.

Marchant du soir jusqu'au matin, Les pieds si las, les yeux aux cieux.

N'es-tu pas mon propre Destin ?

Va vers la ville ou vers les champs.

Riant Ip jour, plpurant la nuit :

Que font au ciel sanglots ou chants?

L'Espoir te fuit, la Mort te suit.

l'appel du PASSé

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