A UNE JEUNE FILLE
Tes mains effeuillant des roses Dans le silence bleu du soir!
Ta voix me chantant des choses Que je crojais ne plus savoir !
Tes yeux pâles de princesse Qu'on vient de ravir au sommeil!
Tes cheveux, celle caresse De soie éparse en le soleil !
LES PAHOLBS DE l'aMOUR IJS
Ta bouche que veut ilécloie D'un sourire secret l'Amour I
Tes seins ofFerts i\ l'aurore, N'élaut pas mûrs pour le grand jour!
Toi, toute g"râce et jeunesse, 0 Vierg-e, âme plulût que chair,
Je t'ai, les soirs de tendresse, Aimée ainsi qu'un ami cher I
Des roses nous ne cueillîmes Que les plus blanches du buisson,
Et les mots que nous nous dîmes Furent d'innocente façon.
Notre amour fut peu de chose.
Un serrement soudain du cœur.
Ton visaçe à peine rose, Ma main tremblant de quelque peur.
Si peu de chose filt-elle.
Cette amitié sans bas désir.
Que je la voudrais mortelle Comme tout terrestre plaisir.
Il6 UNE VOIX DANS LA FOULE
Je voudrais que ton nom même S'éteig-nît pour la vie en moi
Et ne vînt qu'au soir suprême Fleurir ma mémoire en émoi,
Gomme une oraison qui pleure Dans un cœur d'homme et s'y endort,
Et ne s'éveille qu'à l'heure Du bon sommeil ou de la mort.
LKS PAHOLkS DE L AMOUn I I7