‹ Une voix dans la fouleChapitre 34 sur 66 · L'ORAGE · texte numérisé non relu

L'ORAGE

A Paul Fort.

Le ciel est violet sur la campagne verte

Et le fleuve terni coule comme du plomb.

Le tonnerre, tremblant au loin, donne l'alerte

Aux piétons qui, penchés, marchent d'un pas plus long-.

On n'entend plus là-haut le cri des alouettes. Rien ne bouge. Le vent même meurt dans le soir. Sur la route ont cessé de grincer les brouettes Des femmes rapportant leur linge du lavoir.

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