LFS CHANTS DE LA NA TCHE
C'est elle, appel au rôvc, Qui me redressera sur la dernière grève l*our do nouveaux départs et quel nouvel espoir! (Jui parla de mourir? Je vaincrai l'ang-e noir Et mon âme, tout chants et flammes, sur cent ailes Folles, s'envolera comme les hirondelles Vers la lumière, et les moissons, et le bonheur, Malg'ré la nuit qui vient sur les flots et l'horreur D'être seul dans le veut futur de la tempête, Kt l'effroi de savoir que je m'enfuis en quête D'un trop beau paradis interdit à mes pas.
Mais qu'importent les morts, les larmes et les glas, Et même de ne rien surprendre aux destinées? Je suivrai les chanteurs et leurs voix obstinées Vers les sommets d'azur et les étoiles d'or Plus haut ({ue n'atteig-nit aucun mortel essor! Car, vagabond qui vins, ce jour de quiétude, Ebranler de tes chants et de ton geste rude La porte du logis où depuis trop longtemps Je restais lâche et sourd aux cris des mécontents, Tu m'as appris qu'il est, par les chemins du monde. Précurseurs faisant signe à la horde qui gronde. Quelques voyants de l'avenir, à toi pareils,
Dont le rêve poursuit la course des soleils A travers le chaos du temps et de l'espace Vers raccomplissement des fins de notre race !
Vag-abond, par-delà les tombes et les nuits. Dressant mes mains noires vers l'aube, je te suis !