‹ Une voix de l'exilChapitre 11 sur 86 · CK QUE JE REGRETTE · texte numérisé non relu

CK QUE JE REGRETTE

En voyant dans vos champs, sous sa parure étrange, La perche du houblon, ce Thyrse du Flamand,

Cher .Midi ! je n’ai point regretté ta vendange,

Tes vins à perdre un Musulman !

0 terre où je suis né! Sous le vent qui le pousse,

A mes carreaux givrés quand fouette le grésil,

Ce n'est pas ton hiver d’une haleine si douce Oui me fait réver dans l’exil.

Je ne demande pas, France, ta capitale,

Où, comme tous les cœurs, tous les yeux sont séduits. Grand caravansérail où l’Industrie étale La guirlande de ses produits.

Je ne demande point, Paris, les vingt théâtres, Echelonnés le long de tes grands boulevards Où, graves et plaisants, sérieux et folâtres,

Prennent vingt aspects les beaux-arts.

Mon cœur n’appelle ici ni l’actrice perlide Qui, sœur de Silvia, fait un jeu de l’amour,

Ni Lénor la diva, ni la vive sylphide

Qui m'aimèrent... peut-être... un jour...

Ni la lière beauté qu'emporte un équipage,

Et qui. l'esprit bercé par d’amoureux dessein*.

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