‹ Une voix de l'exilChapitre 29 sur 86 · A I.A FAMILLE FLEURY · texte numérisé non relu

A I.A FAMILLE FLEURY

Bruxelles.

La Fille.

Vois, nia mère, l'année à peine est commencée,

Et de notre pays, déjà Fanny m’écrit ;

Parmi tant d'oublieux, constante en sa pensée,

Elle veut consoler la fille du proscrit.

De loin, elle me fait scintiller les parures Qu’au jour béni son père à ses yeux étala;

Mais surtout un collier de perles les plus pures...

Que Fanny sera belle avec ce collier là!

La Mère.

Ma tille , n’as-tu pas pour rehausser tes charmes ,

Les perles de ton cœur . . . que l’on prend pour des larmes? Je les vois tous les ans qui tremblent à ton cil,

Quanti Janvier vient compter tes joyaux de l’exil.

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