A I.A FAMILLE FLEURY
Bruxelles.
La Fille.
Vois, nia mère, l'année à peine est commencée,
Et de notre pays, déjà Fanny m’écrit ;
Parmi tant d'oublieux, constante en sa pensée,
Elle veut consoler la fille du proscrit.
De loin, elle me fait scintiller les parures Qu’au jour béni son père à ses yeux étala;
Mais surtout un collier de perles les plus pures...
Que Fanny sera belle avec ce collier là!
La Mère.
Ma tille , n’as-tu pas pour rehausser tes charmes ,
Les perles de ton cœur . . . que l’on prend pour des larmes? Je les vois tous les ans qui tremblent à ton cil,
Quanti Janvier vient compter tes joyaux de l’exil.