‹ Une voix de l'exilChapitre 37 sur 86 · GEORGE PÉKIN · texte numérisé non relu

GEORGE PÉKIN

Condamne ta langue à se taire. Par peur, si ce n’est par devoir; On a , pour sonder tout mystère , Restauré le cabinet noir;

On a guérite qui surveille, Confesseur qui sent le bouquin Et mouchard à la fine oreille...

Tu l’as voulu , George Pékin !

Au despotisme ramenée,

La France éteint tous ses fanaux ;

La pauvre presse assassinée

Git sous des monceaux de journaux ;

Courtes lectures les meilleures,

La Censure expurge Berquin,

Florian et les livres d’Heures...

Tu l’as voulu, George Pékin !

On va décrocher à la Halle Vieux manteaux, vieux fracs, vieux galons; Toute défroque impériale Passe de là dans les salons.

On brosse , on radoube , on redore ,

Peuple, et ces loques d’Arlequin C’est ton or seul qui les restaure...

Tu l’as voulu 1 George Pékin !

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