‹ Une voix de l'exilChapitre 77 sur 86 · A L’ANNÉE QUI FINIT. (K · texte numérisé non relu

A L’ANNÉE QUI FINIT. (K

Turin.

Mille nuages gris, à décembre fidèles,

Sur la terre blanchie ont secoué leurs ailes ;

Tout a froid ici-bas, oui, tout, jusqu’au soleil;

Son foyer luit à peine; il grelotte; et pareil Au vieillard qui revêt la martre protectrice,

11 s’enroule là-haut d’une lourde pelisse.

Décembre va finir sa tournée; et je sens Un grain se détacher du collier de mes ans.

De même que vos sœurs mortes, ô vieille année, Vous avez fait ma vie, hélas ! peu fortunée...

Mais vous fîtes glisser l’espérance en mon cœur Parfois... et l’espérance est encor du bonheur. Adieu ! vous qui serez bientôt au sein des nues, Dans les zônes du ciel à nos yeux inconnues ,

Adieu ! Mais quel que soit le monde où vous allez, Si l’on y pense encor, pensez aux exilés.

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OPINION D’UN ÏIT1

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