A L’ANNÉE QUI FINIT. (K
Turin.
Mille nuages gris, à décembre fidèles,
Sur la terre blanchie ont secoué leurs ailes ;
Tout a froid ici-bas, oui, tout, jusqu’au soleil;
Son foyer luit à peine; il grelotte; et pareil Au vieillard qui revêt la martre protectrice,
11 s’enroule là-haut d’une lourde pelisse.
Décembre va finir sa tournée; et je sens Un grain se détacher du collier de mes ans.
De même que vos sœurs mortes, ô vieille année, Vous avez fait ma vie, hélas ! peu fortunée...
Mais vous fîtes glisser l’espérance en mon cœur Parfois... et l’espérance est encor du bonheur. Adieu ! vous qui serez bientôt au sein des nues, Dans les zônes du ciel à nos yeux inconnues ,
Adieu ! Mais quel que soit le monde où vous allez, Si l’on y pense encor, pensez aux exilés.
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OPINION D’UN ÏIT1