PAUL DE SAINT-VICTOR
térêt. Ce cher cicérone s'attristerait si vous passiez distraitement devant certain livre d'Heures d'une châtelaine du moyen âge; — une goutte de sang macule le précieux missel ; — ne manquez pas de vous enquérir de l'histoire tragique qui s'y rattache, si vous avez quelque souci des convenances.
Un yatagan se repose des fatigues d'une existence agitée entre un éventail Pompadour et une pipe turque. Ce serait désobliger l'homme excellent qui vous choie, que de ne pas compter, sur l'acier recourbé, les entailles en dents de scie, titres de gloire de cette arme curieuse.
Vous allez enfin pouvoir prendre congé.
Après avoir témoigné, en homme bien élevé, toute votre admiration pour la bibliothèque du maître, il vous est permis de vous esquiver, non peut-être sans murmurer, ingratitude noioire. M. Paul de Saint- Victor se mire dans son style, sans crainte de la noyade. Il bâtit ses feuilletons à l'exemple de ce mahométan magnifique aux frais de qui l'on construisait une splendide mosquée : il fit mêler du musc au ciment, afin qu'elle fût tout entière et à jamais parfumée.
C'est le pinceau fleuri des portraitistes de ruelles. Je détache quelques feuillets de son album mondain :
Silhouettes FÉMININES. — « Mademoiselle Nelly